Témoignage d’un délégué syndical licencié suite à une reprise en SCOP

La reprise d'une entreprise par ses salariés, une solution aux licenciements ? Le témoignage d'un de nos lecteurs, qui a vécu cette expérience.

Site de l'imprimerie d'Yssingeaux, en 2016. (Google Earth)
Par Jean-Baptiste Samouth
Publié le 14 mai 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Régulièrement les plans de licenciements remettent de vieilles propositions sur la scène, comme celle d’un député LFI de Loire-Atlantique, Mathias Tavel, qui vient de déposer une proposition de loi « pour permettre aux salariés d’avoir un droit de reprise de leur entreprise en coopérative ». « Et si les salariés étaient les patrons ? », lance-t-il. En économie capitaliste, cette confusion de termes antinomiques n’est-elle pas lourde de dangers pour les travailleurs ? Voici le témoignage d’un de nos lecteurs, qui a vécu cette expérience.

Ouvrier depuis 35 ans dans l’imprimerie Phil’Print, en Haute-Loire, qui comptait 28 salariés en 2016, j’étais délégué du personnel et désigné délégué syndical par mon union départementale. Il y avait des problèmes économiques sérieux. Un jour, c’est le patron qui nous a réunis pour nous faire la proposition de redémarrer l’entreprise en SCOP (société coopérative de production).

Le principe était le suivant : accepter une liquidation et remettre une (…)


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