L’Afrique aux Africains ! Pour la souveraineté des peuples !

L’Afrique est un continent riche, dont les populations sont pauvres, soumises au pillage et à la concurrence des grandes puissances, provoquant guerres et chaos. Assez d’ingérences ! Assez d’interventions militaires ! Assez de pillages ! Dehors les bases militaires étrangères !

Par Lucien Gauthier
Publié le 10 mai 2026
Temps de lecture : 9 minutes

L’explosion de la Libye après l’intervention franco-britannique en 2011 a déstabilisé tout le Sahel. C’est à partir du chaos régnant dans ce pays voisin du Mali que sont parties les brigades djihadistes en 2012 pour prendre le contrôle du nord du Mali.

L’armée française intervient

Officiellement pour défendre le Mali contre ces djihadistes mais aussi contre le Front de libération de l’Azawad (FLA) des Touareg, l’armée française intervient. Tout en soutenant le gouvernement de Bamako qui lui est inféodé, les autorités françaises cherchent à passer des accords avec le FLA contre les milices islamistes. La tactique des troupes françaises était de repousser les djihadistes vers l’Algérie pour pousser celle-ci à s’impliquer militairement.

L’Algérie s’y refuse et organise à Alger en 2015 une réunion des différentes factions maliennes pour négocier un accord de paix. Mais le gouvernement de Bamako poursuit sa même politique inféodée à Paris, qui va provoquer d’intenses mobilisations populaires en 2020 qui exigent la chute du régime et le départ de l’armée française.

Face à cela, une fraction de l’appareil militaire organise un coup d’État. Ce même phénomène se reproduit dans des pays voisins, le Niger et le Burkina. Les trois régimes militaires constituent l’Alliance des États du Sahel et exigent le retrait des troupes françaises. Le Mali va faire appel à des mercenaires russes. Le retrait des troupes françaises des trois pays du Sahel est une nouvelle expression du déclin de la présence française en Afrique concurrencée par la Chine, la Russie et depuis peu par les États-Unis.

« America first » en Afrique

Nick Checker, nommé par Trump, comme nouveau conseiller aux Affaires africaines du département d’État, avait constaté lors de sa nomination qu’ « en clair, l’Afrique est un théâtre d’opérations périphériques et non centrales pour les Américains. Cela exige un plan stratégique ». C’est ainsi qu’à la mi-mars 2026, en présence du secrétaire d’État Marc Rubio, Nick Checker a prononcé un discours lors du « Powering Africa Summit » qui s’est tenu aux États-Unis. Il y déclare : « Les États-Unis redéfinissent leurs relations avec l’Afrique sur la base de partenariats mutuellement avantageux plutôt que sur l’aide et la dépendance. Tout ce que nous faisons est guidé par la Stratégie 2025 qui définit nos priorités mondiales et nos engagements à promouvoir nos intérêts nationaux. Nous nous engageons auprès des nations africaines non pas en tant que bénéficiaires d’aide mais en tant que partenaires compétents. L’Afrique représente la prochaine grande opportunité commerciale mondiale. L’administration souhaite une augmentation des investissements américains dans les secteurs miniers. » Pour Checker et l’administration américaine, il s’agit de concurrencer les investissements chinois en Afrique. Il ajoute : « Notre objectif est de garantir que les minéraux critiques d’Afrique soient acheminés vers les États-Unis. L’une des mesures les plus importantes a été la signature d’un accord de partenariat stratégique entre les États-Unis et la République (…)


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