Enseignement : pas de moyens ? Pas de rentrée !
Les personnels n’acceptent pas les conséquences catastrophiques des budgets d’austérité mis en œuvre par le gouvernement, alors que dans le même temps les dépenses d’armement ne cessent d’augmenter, notamment à travers la nouvelle loi de programmation militaire.
- Actualité politique et sociale, Enseignement

En cette fin d’année scolaire, il n’est pas un jour sans qu’il y ait des mobilisations (grèves, rassemblements, occupations d’école avec les parents…) pour exiger l’annulation des fermetures de classes. Les 4 000 suppressions de postes et les fermetures sont pourtant maintenues.
Face à la dégradation continuelle de leurs missions, salaires et conditions de travail, les personnels sont fondés à refuser de faire la rentrée dans ces conditions !
Dans les écoles, des personnels cherchent, sans attendre l’appel à la grève dans la fonction publique pour le… 29 septembre…, à organiser la mobilisation dès la rentrée.
C’est par exemple le cas à l’école Gajac à Saint-Médard-en-Jalles, (Gironde) où les 14 personnels de l’école se sont réunis le 30 juin et ont adopté une motion pour affirmer : « Pas de rentrée dans ces conditions ! Non aux fermetures de classes, au déploiement des pôles d’appui à la scolarité et à la fermeture programmée des instituts médico-éducatifs. » Ils réaffirment leurs revendications et invitent tous les personnels à se mobiliser dès la rentrée.
De même à l’école Jean-Jacques-Rousseau de Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), où la création de 8 places d’institut médico-éducatifs au sein de l’école, sans enseignant spécialisé, met le feu aux poudres. Lors d’une première audience, l’inspecteur d’académie a concédé, suite à une première grève où l’école était fermée, un poste d’enseignant spécialisé à mi-temps.
Pour autant, le problème de l’accueil à temps complet de ces élèves dans un cadre spécialisé demeure. Les collègues ont indiqué que s’ils n’obtiennent pas satisfaction sur l’ensemble de leurs revendications, ils seront en grève dès le jour de la rentrée pour dénoncer les conditions de travail insupportables que ce projet imposera.
Ou encore à l’école maternelle Croix-Blanche de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où les personnels rappellent dans une motion : « De l’argent il y en a ! Nous voulons qu’il soit investi pour améliorer nos conditions de travail. Nous refusons de vivre une rentrée 2026 comme celle de 2025. (…) Si cela n’est pas le cas, nous envisageons d’être en grève dès le 1er septembre. C’est pourquoi nous déposons nos déclarations d’intention de grève dès maintenant. »
