Poursuite du « Plan de paix pour Gaza » : vers une accélération du nettoyage ethnique
Dimanche 2 août, des frappes israéliennes ont pilonné Gaza, tuant 19 Palestiniens, dont plusieurs enfants, ce qui représente l’un des bilans quotidiens les plus élevés depuis des mois.
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Ce dimanche 2 août, des frappes israéliennes ont pilonné Gaza, tuant 19 Palestiniens, dont plusieurs enfants, ce qui représente l’un des bilans quotidiens les plus élevés depuis des mois, cela malgré – ou à cause – de l’accord du Hamas sur le plan de désarmement annoncé par le président américain Trump.
L e soi-disant « Conseil de la paix » mis en place par la volonté de Trump en janvier dernier vient de dévoiler un nouveau plan, en 15 points. Cet accord prévoit, tout comme l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, l’arrêt de toutes les attaques de part et d’autre pendant sa mise en œuvre, dans un rapport où les observateurs ont pu constater que les groupes palestiniens n’avaient mené aucune action contre l’occupation israélienne depuis cette date, et que l’État israélien n’avait respecté aucun de ses engagements.
Le haut représentant du Conseil, Nickolay Mladenov qui avait décrit le Hamas comme « le principal obstacle » à un réel cessez-le-feu, a regretté ce dimanche 2 août les derniers bombardements israéliens tout en rajoutant, lundi 3 août que le retrait israélien « au-delà de la ligne jaune » n’aura pas lieu tant que le désarmement complet du Hamas ne sera pas achevé. Désarmement en théorie impossible à vérifier. Fin de la réciprocité annoncée quelques jours plus tôt. Le Conseil de la paix placé sous le contrôle quasi exclusif de Donald Trump, n’a fait jusqu’à maintenant aucune déclaration contre les destructions israéliennes, le désastre humanitaire en cours, l’expansion du contrôle israélien, qui s’étend à présent sur 70 % du territoire de la bande de Gaza.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, avec la confirmation d’agences de l’ONU ou encore de Médecins sans frontières, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués et plus de 3 800 blessés depuis l’annonce du « cessez-le-feu » le 10 octobre 2025, deux ans après le début du génocide.
Cela représente environ un Palestinien tué ou blessé toutes les 80 minutes, sans interruption depuis neuf mois.
Fin juillet, on dénombre plus de 300 enfants tués dans les mêmes dates, soit plus d’un enfant par jour. L’armée génocidaire israélienne continue de mener des frappes quotidiennes tout en étendant sa zone de contrôle. Des responsables politiques et religieux, dont certains membres du gouvernement Netanyahou, exigent le nettoyage ethnique complet de la bande de Gaza, c’est-à-dire, par tous les moyens l’expulsion de ses habitants palestiniens.
Depuis octobre 2023, on compte plus de 73 000 Palestiniens identifiés tués par l’armée israélienne et plus de 150 000 blessés, soit en tout 10 % de la population totale de la bande de Gaza avant le début du génocide.
Plus d’un million et demi de personnes, dont les logements ont été détruits, vivent sous des tentes insalubres. L’État génocidaire israélien ne pourrait pas poursuivre ses actes de barbarie sans les livraisons d’armes, de matériel militaire et le soutien politique des États-Unis, de la Grande Bretagne, de l’Allemagne, de la France de Macron pour ne citer qu’eux.
Derrière le discours sur la reconstruction se dessinent toujours les mêmes objectifs, portés par l’administration Trump, en convergence avec ceux du gouvernement Netanyahou et de la plupart des dirigeants politiques israéliens d’opposition : regrouper la population palestinienne dans des camps sous contrôle israélien avec un appui international de pure forme, encourager une prétendue « émigration volontaire ».
Dans ce contexte, ce nouveau plan, présenté comme un cadre de reconstruction et de stabilisation, ne sera en réalité rien d’autre qu’un instrument politique au service du déplacement massif des Palestiniens et de leur dépossession totale.
Le ministre de la Défense israélien veut des « colonies juives » dans GazaComme ils en ont l’habitude, les responsables israéliens ont invoqué le refus du Hamas de déposer les armes comme prétexte pour poursuivre les attaques et les incursions terrestres. Peu de temps avant, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, déclarait que l’armée israélienne ne se retirerait pas de Gaza même si le Hamas déposait les armes, et que son l’objectif ultime, ainsi que celui de son gouvernement, était l’implantation de « colonies juives ». |
