Interdiction des réseaux sociaux : une loi pour protéger les mineurs ? Vraiment ?
Annoncée comme une grande avancée par la macronie, la loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans a été adoptée le 21 juillet 2026 (par le Sénat puis par l’Assemblée nationale).
- Actualité politique et sociale, Jeunesse, réseaux sociaux

La loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux », qui devrait entrer en vigueur à partir du 1er septembre 2026, a été adoptée par les 426 députés présents avec 279 voix « pour » (essentiellement des députés Ensemble pour la République, les Républicains, la majorité des députés du PS et une partie des écologistes), 81 « contre » (les députés LFI, une partie des élus communistes et une partie des élus écologistes) et 66 « abstentions » (RN, une partie du PS). Un recours au Conseil constitutionnel a été déposé par les députés de la France insoumise.
La loi dispose donc que les réseaux sociaux seront interdits aux mineurs de moins de quinze ans à partir du 1er septembre 2026. Ainsi, pour créer un compte, il faudra justifier de son âge (sauf exception). Les comptes déjà existants devront être supprimés en décembre si leur utilisateur est en dessous de ce qui deviendra l’âge légal. À cela, s’ajoute l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables dans les lycées. Ceux-ci étant déjà interdits dans les collèges.
Une loi qui n’apporte pas de solution…
Le projet de loi a été déposé en novembre 2025, par la députée Ensemble pour la République, Laure Miller, sur la base du constat suivant : « les réseaux sociaux, et TikTok en particulier, sont très largement consultés par les jeunes (…) . Il (Tik Tok) a en plus construit un algorithme particulièrement efficace et dévastateur qui peut avoir un effet délétère sur la santé mentale, notamment sur celle des plus jeunes dont le cerveau est en pleine construction et qui ont une capacité de recul moindre, en enfermant les usagers dans des spirales de contenus violents, choquants, faisant la promotion de l’automutilation ou du suicide, etc. ».
C’est en effet alarmant et tout parent ne peut que s’inquiéter des effets néfastes de ces réseaux. Le temps d’écran des jeunes ne (…)
Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :
- vous abonner, ou
- acheter un accès au contenu protégé pendant 7 jours pour 1,50€.
