La révolution tunisienne n’est pas morte

Le 25 juillet dernier à Tunis, des milliers de Tunisiens ont organisé une puissante manifestation à l’occasion du 69e anniversaire de la proclamation de la République (déposition du Bey) et le 5e anniversaire du coup de force de Kaïs Saïed.

Samedi 25 juillet 2026, manifestation contre le gouvernement du président Kaïs Saïed, à Tunis. (AFP)
Par correspondant
Publié le 2 août 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le coup de force du président Kaïs Saïed du 25 juillet 2021 qui a suspendu le Parlement, et la concentration des pouvoirs entre ses mains qui a suivi, la Tunisie post-révolution de 2011 a fait un tournant autoritaire qui n’a épargné aucun secteur.

La répression a touché plusieurs partis politiques, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), les avocats, les journalistes, les militants des droits de l’homme, etc. Pour fait de grève, plusieurs dirigeants de l’UGTT ont été emprisonnés dans des procès expéditifs, le siège central du syndicat historique a été attaqué à plusieurs reprises depuis 2021.

Cette répression a été accompagnée par une terrible régression sur le plan socio-économique. La rareté de produits alimentaires de base (huile de table, sucre etc.), l’explosion des prix, le chômage massif qui frappe la jeunesse (l’une avec le plus de diplômes universitaires du continent), la dégradation des services publics de santé, les robinets secs…

Pillage et répression

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