« Si on veut gagner, il faut encourager les conditions d’une mobilisation post-électorale mais aussi préélectorale  »

Extraits de la prise de parole de Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise, lors de la conférence « la France insoumise peut gagner » aux Amfis 2026.

(photo FLI).
Par > Verbatim
Publié le 2 septembre 2026
Temps de lecture : 2 minutes

« Le rapport de force de la population s’exprime évidemment au moment des élections, mais il s’exprime aussi dans les mobilisations et y compris pour pousser un programme, pour pousser des avancées nouvelles. (…)  Et donc non seulement ça me pose aucune difficulté que tu dises ce que tu dis mais même si j’ai la possibilité, je viendrai manifester avec vous parce que je pense que ça sera nécessaire de le faire. (…)  

Mais si je peux me permettre une remarque, je trouve que parfois quand on prend ce débat, on le prend seulement comme “ouais, bon, on va essayer de gagner et après il faudra le faire”. Le problème c’est que pour gagner, il faut aussi qu’on crée les conditions d’une mobilisation populaire au sens large. Une mobilisation populaire, ce ne sont pas seulement des manifestations, ce ne sont pas seulement des grèves – c’est déterminant, c’est très important évidemment – mais c’est aussi un bouillonnement de la société dans son ensemble. (…)  

Si on veut créer un surplus de mobilisation dont on considère que c’est à cette seule condition qu’on est en capacité de l’emporter, il faut que la société, excusez-moi du terme, soit chaude, qu’elle soit mobilisée, activée, passionnée, impliquée. (…) Si on veut gagner, il faut encourager les conditions d’une mobilisation post-électorale mais aussi préélectorale. Ça me paraît décisif et déterminant. (…)

On peut parfois avoir un phénomène en disant “bon, comme il y a des élections on ne va pas trop se battre cette année parce que c’est l’élection qui va régler le problème”. Et évidemment que l’élection joue un rôle pour régler le problème, mais ce n’est pas que l’élection qui va régler le problème. L’élection pourra régler le problème si elle s’inscrit dans un contexte et elle s’inscrit dans un moment de rupture avec les politiques qui sont mises en place. (…) »