Qu’ils s’en aillent, qu’ils dégagent tous !
Après le débat organisé par le MEDEF lors des rencontres des entrepreneurs de France, une chose est clair tous les candidats, sauf J.-L. Mélenchon s’inscrivent dans la poursuite de la « stabilité », avec un objectif réduire à la portion congrue les « dépenses sociales ».
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Pour celles et ceux qui avaient encore un doute, la campagne présidentielle a bel et bien commencé. Et, là encore, pour celles et ceux qui avaient encore un doute, le débat entre les principaux candidats à l’occasion des Rencontres des entrepreneurs de France (REF) la semaine dernière a donné l’occasion d’une clarification en direct.
Avec des variantes, tous les candidats qui s’inscrivent dans la poursuite de la « stabilité », c’est-à-dire de la préservation des intérêts du capital au détriment de ceux de l’immense majorité de la population, n’avaient qu’un mot à la bouche : réduire à la portion congrue, quand ce n’est pas tout simplement supprimer, les « dépenses sociales ».
De Le Pen à Glucksmann, de Retailleau à Tondelier, en passant par Philippe ou Attal, tous les défenseurs du système ont passé leur temps à caresser le patronat dans le sens du poil.
Il n’y a eu qu’un seul candidat pour dire « leurs quatre vérités » au MEDEF, que ce soit sur la Sécurité sociale assise sur les cotisations, l’augmentation des salaires et du SMIC ou encore les impôts sur les grandes entreprises : c’est Jean-Luc Mélenchon. Avec un vif intérêt pour cette séquence sur les salaires, puisque l’interpellation de Jean-Luc Mélenchon en direction des patrons a fait l’objet d’au moins 20 millions de vues sur les réseaux sociaux en 48 heures. Un vif intérêt que n’a pas manqué de relever l’éditorialiste Apolline de Malherbe, qui s’est sentie obligée d’interpeller à son tour la représentante du MEDEF sur son plateau, en lui faisant remarquer que cette séquence n’était pas à l’honneur des patrons et que c’était un peu « la honte »…
Et pourtant, personne n’oserait affirmer que la journaliste de BFM TV fait partie des soutiens, même déguisés, de la France insoumise (LFI)… Non, la réalité, c’est que ce qu’a dit tout haut le candidat de LFI, c’est ce à quoi aspirent des millions de travailleuses et de travailleurs, de jeunes et de retraité(e)s de ce pays. En se mobilisant pour le vote Mélenchon, en cherchant l’unité quand c’est possible sur les revendications avec leurs organisations syndicales, quoi qu’en disent les dirigeants syndicaux souvent hors-sol. Dernier exemple en date, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT qui s’inquiète de la « torpeur » dans le pays dans les colonnes du Monde… Quelques jours après le succès historique des Amfis, il fallait oser.
À moins de vivre dans une tour d’ivoire, difficile de l’ignorer ce mouvement de fond. Une puissante aspiration cherche à s’exprimer à l’occasion de cette campagne présidentielle : qu’ils s’en aillent, qu’ils dégagent tous ! Et pour les dégager, dès maintenant : combattre la guerre, la marche à la guerre ; combattre toutes les agressions sociales contre nos retraites, contre la Sécurité sociale et le salaire différé, contre les services publics dans le viseur du prochain budget 2027.
