Grève et mobilisation du 29 septembre : 8 000 pompiers montés à Paris ! 300 000 manifestants partout en France !
Près de 8 000 pompiers sont montés de toute la France à Paris mardi 29 septembre pour exiger des réponses à leurs revendications. Près de 50 % de la profession était en grève ce mardi 29 septembre.
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Deux cent vingt pompiers sont venus de Maine-et-Loire, 700 du Nord au départ de Lille. Deux jours avant, le 27 septembre, plusieurs de leurs collègues étaient déjà arrivés sur Paris et occupaient le Champ-de-Mars. Rencontré sur place, Peter Gurruchaga, secrétaire général CGT du SDIS du Val-d’Oise nous expliquait les raisons de la mobilisation des pompiers : « le problème c’est le manque de budget. La Sécurité civile manque d’argent. L’intégralité des budgets des SDIS représente juste l’augmentation qu’il y a pour le budget de la défense l’année dernière.
Nous, ce qu’on demande aujourd’hui, c’est l’embauche de sapeurs-pompiers professionnels : 21 000, soit un milliard d’euros, de façon pérenne. Mais aussi du matériel, pour rattraper le retard qu’on a pris. On a 1 000 camions de citerne de moins aujourd’hui qu’en 2005. Ce gouvernement, cela fait des années qu’on les alerte sur ce qui allait se passer cet été. On voit bien qu’il ne nous a pas écoutés. Le Premier ministre vient de dire “gel du point d’indice”. Les gens sont en train de crever de faim en France, ils payent de plus en plus d’impôts, ils payent de plus en plus cher l’essence et on leur explique qu’on ne touche pas au point d’indice. On sait que l’argent il existe, je pense aux 211 milliards donnés aux entreprises. Mais le fléchage n’est pas le bon. Ils ont fait un choix, celui de draguer la finance. »
Lundi 28 septembre, des centaines de pompiers manifestaient depuis le Champ-de-Mars vers le ministère de l’Économie à Bercy.
Et le 29 septembre, ils étaient des milliers de pompiers venus de toute la France à s’élancer de la place d’Italie dans une ambiance bruyante et déterminée. À hauteur de la Pitié-Salpétrière, ils ont été rejoints par des personnels de la Santé CGT.
Croisé dans la manifestation parisienne, Tristan Laruy, secrétaire général FO du SDIS de l’Aude est monté à Paris pour témoigner « de son mal-être, un mal-être qui perdure chez les pompiers depuis plusieurs années. On ne peut plus répondre à la demande opérationnelle. Si l’État ne donne pas des financements et des moyens humains et matériels, on ne pourra plus servir. Il vient d’annoncer des restrictions budgétaires à nouveau donc on n’est pas sur la même route ! »
à paris, les deux cortèges se sont rejoints
Au même moment, des milliers de manifestants de toute la Fonction publique mais aussi de très nombreux lycéens démarraient leur manifestation depuis la place de la République aux côtés d’une large intersyndicale. Sur les pancartes les manifestants réclament des moyens, des postes, « du fric pour les services publics » mais aussi l’augmentation du point d’indice, que Lecornu prévoit à nouveau de geler dans son projet de budget de malheur pour 2027.
Malgré des manœuvres, les deux cortèges se sont finalement rejoints place de la Bastille. Les forces de l’ordre avaient bien tenté de bloquer et d’intimider les pompiers pour les en empêcher mais peine perdue. Les pompiers ont été accueillis par des hourras et des applaudissements des manifestants lycéens et fonctionnaires à leur arrivée à Bastille. La CGT annonce 300 000 manifestants dont 70 000 à Paris et 30 000 à Marseille. Un sérieux avertissement pour le gouvernement Macron-Lecornu à quelques jours de la présentation du projet de budget 2027 et ses 54 milliards de coupes.
