La face cachée du plan de « rénovation » des écoles marseillaises
Avec son plan « Marseille en grand », le président Macron fait de Marseille le laboratoire de sa politique libérale depuis plus d’un an. Après les expérimentations visant à démembrer le statut des enseignants et de l’École publique, laïque et nationale, que cache son plan de « rénovation » des écoles marseillaises ? « Marseille en grand »… mais pour qui ?
- Ecole, France

Le directeur de cabinet de Brigitte Macron vient d’être nommé à la tête du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), à Marseille. Bien sûr, seuls des esprits chagrins ou « complotistes » pourraient faire le lien avec l’intérêt récurrent de son époux pour la ville, à travers « son » plan « Marseille en grand ».
M me Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département, M. Muselier, président de la région Paca, et de nombreux « dignitaires » LR ou ex-LR se sont déclarés, d’une façon ou d’une autre, pour Macron. Ce dernier a accepté ces soutiens, nullement gêné par le fait que Vassal et Muselier partagent totalement la responsabilité de la gestion calamiteuse de Jean-Claude Gaudin à Marseille, notamment en ce qui concerne l’état des écoles publiques de la ville.
Mais il n’était plus possible, du fait du rapport de force entre les classes sociales, et pour qui que ce soit, de laisser nombre d’écoles communales ainsi à l’abandon. Pendant des années, Marseille avait échappé à la simple application réglementaire des règles statutaires d’hygiène et de sécurité de la fonction publique. (…)
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