« Une société inflammable »

Pour faire passer ses plans, Macron ne cesse de rechercher l’union nationale : autour de la guerre, autour des Bleus. Mais, le moins qu’on puisse dire, c’est que l’opération a du mal à prendre.

Emmanuel Macron, sur le porte-avions Charles de Gaulle, le 19 décembre 2022 (Photo AFP)
Par Rosalie Albani
Publié le 22 décembre 2022
Temps de lecture : 4 minutes

Au lendemain de la finale de la Coupe du monde de football à Doha, au Qatar, à laquelle il a assisté (ce qui n’aura échappé à personne), Emmanuel Macron s’est envolé pour l’Egypte afin de rejoindre le porte-avions Charles-de-Gaulle, quelque part en mer Rouge. Il a rappelé l’engagement de la France en Ukraine et son plan de guerre. « C’est le choix que j’ai fait il y a cinq ans en réinvestissant massivement dans nos armées par une loi de programmation militaire. Nous préparons une nouvelle loi où il va falloir aller encore plus loin ». Le chef de l’Etat veut « préparer les armées sur un modèle complet », pour qu’elles puissent « se renseigner, agir en autonomie, choisir leurs partenaires, pour protéger, aussi bien sur notre sol qu’en Europe et en Méditerranée ».

Concrètement, des milliards pour la guerre, près de 10 000 soldats en manœuvre active sur le territoire national dès 2023, des troupes françaises déployées en Roumanie.

Quelques jours plus tôt, la Première ministre Elisabeth Borne avait dégainé un dixième 49.3 sur le budget entérinant notamment 2 000 suppressions de postes d’enseignants pour la rentrée 2023 dont 1 117 dans les écoles maternelles et élémentaires !

L’union nationale a du mal à prendre

La prestation ridicule et grotesque d’Emmanuel Macron pour tenter de récupérer la popularité des Bleus le soir de la finale, dix 49.3 sur le budget en deux mois : décidément, ce régime est mis à (…)


Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :

Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous :