Aux origines de la crise bancaire
Une nouvelle crise financière vient d’éclater, symptôme d’une guerre économique impitoyable où les généraux sont en costume de bonne coupe et leur arme, un attaché-case de bon goût.
- Economie

L’effondrement de la Silicon Valley Bank (SVB) et de Signature Bank figure parmi les plus grandes faillites bancaires de l’histoire américaine. 186 banques sont exposées aux mêmes risques.
Jeudi 9 mars, les retraits de cash se sont élevés à 42 milliards de dollars. Le précédent record s’élevait à 17 milliards sur dix jours. Il concernait la Washington Mutual Bank pendant la grande crise financière de 2008. Selon le Financial Post, les « petites » banques américaines ont dû emprunter 164 milliards à la banque centrale ces dernières semaines, 50 % de plus que les emprunts réalisés pendant la crise de 2008. Le choc est massif et son ampleur encore inconnue. Pour le Wall Street Journal, 186 banques sont exposées aux mêmes risques que SVB.
Un système vérolé et corrompu jusqu’à l’os
Comme d’habitude, les communicants de crise s’évertuent à pointer l’irresponsabilité de quelques dirigeants et mauvais gestionnaires. En réalité, le nombre de gangsters en costard défie l’imagination.
Le directeur financier aux commandes de SVB était auparavant le directeur financier de Lehmans Brothers, la banque qui a provoqué l’effondrement du système bancaire mondial en 2008. Le versement des bonus annuels a eu lieu le jour de la fermeture de SVB, juste avant sa prise de contrôle par les autorités bancaires américaines.
Alors que sa banque était sous le coup d’une enquête de la Réserve fédérale de San Francisco depuis un an, le PDG a vendu 30 millions de dollars d’actions. Les principaux dirigeants de la banque se sont également largement (…)
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