« Après la loi Rist… Avis de tempête sur la santé ? »
La rémunération des médecins hospitaliers intérimaires dans le secteur public est désormais plafonnée, selon la loi Rist. Cédric Volait, en charge des questions de politique de santé au sein de la fédération CGT Santé et Action sociale, nous en explique les conséquences.
- Santé

Le ministre Braun avait assuré qu'il n'y aurait pas de fermeture avec la loi Rist. Qu'en est-il ?
Cédric Volait : Ce ministre, comme ce pouvoir en place, a une faculté extraordinaire à inverser le sens des mots et inverser le sens de la réalité ! Il nous dit que tout va bien quand tout va mal, et il nous dit que tout est ouvert quand ça ferme partout !
Allez demander aux habitants de Feurs, dans la Loire, dont les urgences sont fermées depuis le 3 avril, ce qu'ils en pensent des propos de M. Braun ? Et la direction a bien expliqué que cette fermeture est la conséquence directe de la loi Rist !
De nombreux autres services d'urgences ont connu des fermetures totales ou partielles depuis début avril, comme Aubenas, Redon, Manosque, Vittel, Bastia, Bry-sur-Marne, Langon, Metz, Alès, Villefranche-sur-Saône, Saint-Lô, Château-du-Loir, Montmorillon, Ussel...
De nombreux autres sont toujours fermés la nuit, comme à Draguignan, Cavaillon ou La Rochelle, d'autres le sont de manière épisodique, comme à Laval ou Douai, et beaucoup d'autres sont en grande difficulté et sont à la limite de la rupture, y compris dans certains CHU (Nantes, Bordeaux...). Et la loi List aggrave fortement la situation de ceux qui étaient déjà en difficulté !
Le 17 avril, le président Macron a annoncé qu'en un an il allait « désengorger les urgences », vous en dites quoi ?
Dans un contexte où des dizaines de services hospitaliers, de maternités, de services (…)
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