Macron et Attal veulent mettre l’école au pas
Célébrant le 79e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas, dans le Var, le 17 août, Emmanuel Macron a mis en garde la jeunesse contre le « chaos et l’injustice ». Mais ce sont ses projets contre l’école qui constituent la première des menaces pour la jeunesse.
- Actualité politique et sociale, France, Jeunes

Comparant la jeunesse de 2023 aux jeunes engagés qui débarquèrent en Provence en août 1944, le président de la République affirmait qu’« il y a dans nos jeunes un appétit de liberté, un idéalisme qui se cherche parfois, auquel nous devons répondre. Sans quoi, parfois, cette aspiration noble se retourne contre elle-même et sape les fondations de cette nation de liberté, d’égalité et de fraternité initiée en 1 789 », « champ commun » hors duquel « prospèrent la division, la désunion, qui pave la voie du chaos et de l’injustice ».
Puis il a précisé que les jeunes libérateurs de 1944 ont montré que l’exercice de la liberté « ça n’est pas une frénésie de transgression, ça n’est pas une fièvre de renverser les interdits » car « les droits qui s’ensuivent (…) ne sont là que parce qu’il y avait d’abord des devoirs, c’est ce dont nous devons nourrir nos jeunes générations ». L’allusion aux révoltes déclenchées par l’exécution du jeune Nahel par un policier, à Nanterre le 27 juin, est claire : les jeunes qui se sont révoltés contre la répression dont ils font l’objet mettraient en péril les droits et libertés hérités de 1789 et menaceraient de plonger le pays dans le chaos. Il faudrait donc leur inculquer l’ordre et la discipline. En écho au discours présidentiel, Gabriel Attal, nouvellement nommé ministre de l’Education nationale, ne cesse de répéter qu’il veut (…)
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