Défendre la démocratie
Casse des retraites, chaos à l’école, asphyxie des hôpitaux, explosion des prix et des loyers… Le pouvoir essoré, isolé, blessé poursuit sa politique. Pour notre part, nous serons à notre place, avec notre classe, dans la rue le 23 septembre.
- France

Une nouvelle fois, un jeune adolescent de 15 ans a mis fin à ses jours, victime de harcèlement scolaire. Evidemment, le ministre de l’Education nationale Gabriel Attal verse des larmes de crocodile sans dire un mot du déficit patent et organisé de médecins scolaires, infirmiers, psychologues et assistants de service social.
Image de la décomposition ordinaire organisée par ce gouvernement, l’association de lutte contre le harcèlement scolaire « Hugo ! » annonce qu’elle doit cesser son activité faute de moyens et d’aide de l’Etat. Elle avait épaulé 200 000 jeunes et familles depuis six ans.
Les outrances ne sont pas du côté de Mélenchon. Elles sont du côté d’un pouvoir essoré, isolé, blessé mais qui poursuit sa politique.
Contraint d’ouvrir la coupe du monde de rugby sous les sifflets et les huées des spectateurs du Stade de France, Macron en rajoute. En déplacement à Semur-en-Auxois, le 15 septembre, Macron fait interdire la circulation piétonne dans le centre-ville de 8 heures à 17 heures.
Etat d’exception… permanent
Agacé par la perte de son influence en Afrique, Macron décide de mesures de rétorsions à peine croyables à l’encontre
des populations du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Les provocations deviennent quotidiennes, quasi banales.
Progressivement, un Etat d’exception s’installe où la barbarie ordinaire, la répression, les interdictions de manifester et la dissolution d’associations devraient devenir la norme. Les syndicalistes eux-mêmes, dont l’existence est inséparable de la démocratie, doivent aujourd’hui rendre des comptes à l’appareil militaire et à l’Etat.
Au train où vont les choses, les syndicalistes pourront-ils continuer longtemps à faire ce pour quoi ils sont faits, si les atteintes répétées et systématiques aux libertés démocratiques et syndicales continuent à ce rythme ?
La place de tous les démocrates véritables et de tous les syndicalistes est au coude-à-coude, dans la rue, le 23 septembre, pour la défense de la démocratie, contre les violences d’Etat. A l’évidence et comme d’habitude dans ces moments, certains s’y opposent de toutes leurs forces, frontalement ou à bas bruit, au compte, quoi qu’ils en disent, des institutions et du pouvoir. Cela ne nous surprend pas.
Pour notre part, nous serons à notre place, avec notre classe, dans la rue le 23 septembre.
