Maroc : Les enseignants veulent la justice sociale
Le comité de rédaction du journal Akhbar Oumaliya, dans un communiqué que nous publions, dénonce les suspensions temporaires illégales et arbitraires des enseignants en grève.
- Actualité internationale, Maroc

Le comité de rédaction du journal Akhbar Oumaliya dénonce les suspensions temporaires illégales et arbitraires des enseignants en grève et les considère comme une violation flagrante du droit de grève, et souligne la nécessité d’abroger immédiatement les décisions de suspension et de répondre aux revendications du mouvement.
Depuis le 5 octobre 2023, les femmes et les hommes du secteur éducatif se sont engagés dans un mouvement historique pour défendre l’école et la fonction publique en particulier contre la suppression du statut fondamental des fonctions du secteur de l’éducation nationale et pour la revalorisation des salaires afin de compenser la flambée des prix.
Ce mouvement concerne toutes les catégories de la fonction publique du secteur éducatif qui demande justice sociale depuis des années.
Ce mouvement d’ampleur, construit dans l’unité et soutenu par des mobilisations massives et des grèves a entraîné avec lui d’autres secteurs, en particulier sur la question de la hausse des salaires.
Le gouvernement, malgré des manœuvres, a fini par traiter positivement certaines des demandes justes et légitimes.
La mobilisation des enseignants maintient donc son combat en défense de la fonction publique face au projet du gouvernement qui cherche à démanteler le statut fondamental de la fonction publique, au travers d’une régionalisation et d’une réglementation sectorielle qui répond aux critères imposés par les institutions financières internationales.
Ce projet gouvernemental cherche à mettre en place une flexibilité généralisée et à faire appliquer des concepts de « rentabilité » et d’« esprit d’entreprise » au sein de la fonction publique.
