Sécurité sociale : un revers pour le gouvernement

Le Conseil constitutionnel a retoqué, avec des arguments de forme, la remise en cause de l’indépendance du contrôle médical de la Sécurité sociale, essentiel pour garantir, entre autres, le remboursement à 100 % des longues maladies. Explications d’un de nos correspondants.

Rassemblement devant le siège de la Cnam, Paris, le 3 octobre 2024 (correspondant).
Par Jean-Claude Aymé
Publié le 16 mars 2025
Temps de lecture : 3 minutes

Voilà maintenant près de six mois que les 7 200 agents et médecins-conseils du service du contrôle médical de la Sécurité sociale sont engagés dans un bras de fer avec le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), haut fonctionnaire nommé par le gouvernement.

Depuis le 18 septembre 2024, grèves, manifestations, rassemblements à Paris et en province se succèdent et la détermination du personnel a entraîné, parfois non sans mal, l’unité des fédérations FO, CGT, CFDT et CGC, détermination forte d’un soutien immédiat de LFI et de ses députés pour le retrait du projet visant à dissoudre ce service dans les caisses primaires (CPAM).

Le contrôle médical : un service essentiel pour les droits des assurés

Le contrôle médical de la Sécurité sociale, rappelons-le, est totalement indépendant, au sein de l’assurance maladie, des services payeurs que sont les caisses (…)


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