Retraites : un accord CFDT-Medef est-il dans les tuyaux ?
C’est le mardi 17 juin que devait prendre fin le conclave sur les retraites. Le Premier ministre François Bayrou, qui ne doit sa survie qu’à la non-censure du PS et du RN, a décidé de le prolonger pour tenter d'aboutir à un « accord ».
- Actualité politique et sociale, Retraites

Pas de « bougé » sur l’âge de départ, mais… une hausse de la CSG ?
On se souvient parfaitement que la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a justifié son maintien dans le « conclave » avec l’argument qu’il ne fallait surtout pas renoncer à se battre, partout, pour gagner quelque chose sur l’âge de la retraite imposé par la réforme de 2023.
Un « bougé », nous a-t-elle expliqué : « Revenir sur l’âge légal de 64 ans reste un objectif pour la CFDT » (La Tribune du 30 mars).
Depuis le 11 juin, on le sait, l’âge imposé par la réforme de 2023 ne bougera pas ! Selon la représentante de la CGC : « L’âge, on n’a plus le droit d’en parler » (Le Parisien, 13 juin).
Il n’y aura donc pas de « bougé »3Rappelons que, contrairement à l’affirmation de la CFDT selon laquelle « la réforme est sur pause », elle continue de s’appliquer.. Cela n’empêche pas la secrétaire générale de la CFDT de trouver que « ce nouveau cadre – le conclave – a permis de vraies discussions ».
La preuve ? La CFDT ne propose-t-elle pas une hausse de la CSG pour les retraités qui ont les plus hauts revenus (?) car « il faut trouver des hausses de financement ». L’idée de faire cotiser les employeurs n’est évidemment pas à l’ordre du jour de ces « vraies discussions ». Ni la modification de l’âge de départ !
Le dispositif « carrières longues » menacé
Il se pourrait même que des salariés partent plus tard que ce qui est prévu par la réforme Macron. C’est ainsi que le Medef, avec qui (…)
Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :
- vous abonner, ou
- acheter un accès au contenu protégé pendant 7 jours pour 1,50€.
