La guerre de Trump

La guerre n’est pas un choix mais une nécessité pour le système capitaliste en crise qui a besoin de ces destructions massives pour permettre de relancer sa production. C’est à cette réalité que Trump, élu sur des promesses « pacifistes », se confronte.

Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald R. Ford de la marine américaine, aux abords du golfe Persique, 28 février 2026. (AFP)
Par Lucien Gauthier
Publié le 11 mars 2026
Temps de lecture : 6 minutes

Trump s’est fait élire en affirmant : America first ! C’est-à-dire qu’il fallait en finir avec les guerres extérieures qui coûtent cher aux États-Unis. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait en commençant par l’Ukraine sans beaucoup de succès au sujet d’un accord de paix entre Russes et Ukrainiens. Dans le même temps, il a cependant annoncé le désengagement financier des États-Unis de l’Otan, exigeant des puissances impérialistes européennes qu’elles augmentent leur propre budget de défense et qu’elles achètent du matériel militaire américain.

Trump se heurte à la réalité

Or les annonces « pacifistes » de Trump se heurtent à la réalité. La crise profonde du système capitaliste l’emporte. Et l’impérialisme est particulièrement frappé par cette crise. Car depuis 1945, dans un jeu complexe, l’impérialisme américain s’est en fait appuyé sur la bureaucratie du Kremlin pour contenir ou défaire les processus révolutionnaires. Mais la disparition de la bureaucratie du Kremlin et de son appareil international avec la chute de l’URSS a privé les États-Unis d’un allié certes exigeant mais qui faisait le travail.

Depuis, l’impérialisme a dû concentrer sur lui seul l’ensemble des tâches de la contre-révolution. Mais c’est au-dessus de ses forces !

L’impérialisme américain bien qu’étant l’impérialisme le plus puissant ne peut cependant pas être le gendarme du monde. La mafiosisation de l’économie en Russie et son insertion au sein du marché mondial et de la finance internationale ont contribué à la déstabilisation de l’ensemble du système.

Et dans cette situation de crise mondiale, la bureaucratie chinoise avec ses méthodes dictatoriales en a profité pour opérer une industrialisation massive en Chine, livrant ainsi un prolétariat à bas coût aux trusts internationaux. La production et les exportations massives de la Chine, les délocalisations des entreprises des puissances impérialistes ont contribué à bouleverser les cartes du marché mondial.

Trump est arrivé au pouvoir en se déclarant ordonnateur de la paix et avec le mandat d’en finir avec l’expansion (…)


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