En Indre-et-Loire, une glace sinon rien…
En Indre-et-Loire, les fermetures de lits à l’hôpital etde classes à l’école illustrent la politique de liquidation, consciencieusement organisée par Macron et ses gouvernements. Mais le gouvernement se heurte au refus et à la résistance des personnels et des parents.
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À l’hôpital de Chinon (CHC), pour répondre à la colère des personnels qui dénonçaient les 11 fermetures de lits en gériatrie et leurs conditions de travail en période de canicule, la direction de l’hôpital avait jugé bon d’envoyer une note de service intitulée « Remerciements à l’issue de l’épisode de canicule » qui indiquait : « Afin de marquer notre reconnaissance, la direction du CHC vous offrira une glace le vendredi 3 juillet. »
Après les applaudissements au moment du COVID, les remerciements aux soignants prennent la forme d’une glace ! Les personnels ulcérés par cette réponse, se sont rassemblés, le 3 juillet, à l’initiative de la section FO, avec des pancartes : « Nous voulions de la reconnaissance, on a eu des Mr Freeze », « 12 milliards pour un porte-avions, des glaces pour le CHC, de qui se moque-t-on ? »
Et ils ont envahi le conseil de surveillance qui se réunissait pour lire une lettre : « Nous pensions naïvement que la reconnaissance pouvait s’exprimer par des décisions concrètes. Quelle erreur ! Vous avez choisi une glace… Nous savons désormais quelle valeur est accordée à notre investissement. Une lettre puis une glace. Peut-être qu’à la prochaine crise, nous aurons le privilège d’obtenir un café. Ou deux boules. »
Et les personnels ne comptent pas s’arrêter là : préavis de grève illimité déposé avec un piquet de grève jeudi prochain.
Même détermination dans l’Éducation nationale. À l’école de Monts, quand les personnels apprennent une fermeture de classe une semaine avant les congés, décision est prise : les parents, les enseignants bloquent l’école tous les matins à 8 heures. N’ayant pas été entendus, ils reconduiront leur mobilisation à la rentrée.
De la même façon, à Tours, quand les personnels apprennent qu’une classe de sixième n’ouvrira pas à la rentrée et que les inscriptions des élèves dans la section sportive étaient refusées faute de place, ils ne se résignent pas, s’organisent, avec les syndicats, avec les parents, avec les élus, même à quelques jours des vacances.
Les personnels et les parents ont débarqué dans l’instance qui actait les ouvertures et fermetures de classes, ont interrompu la séance et ont interpellé la secrétaire générale de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale. Résultat : le lendemain, ouverture de la classe de sixième et inscription de tous les enfants initialement refusés dans la section sportive !
