Le PS au secours de la macronie
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait annoncé, pour une fois, il voterait la censure, mais plus des deux tiers de ses « camarades » ne l’ont pas suivi. Il est bien le plus mal placé pour s’en offusquer.
- Actualité politique et sociale

Encore une fois ! Le gouvernement Macron-Lecornu a été de nouveau sauvé, ce 6 juillet, par un attelage comprenant le PS (48 députés sur 60), la totalité des députés de la macronie, de la droite et du RN1Auxquels il faut ajouter 10 députés (sur 17) du groupe GDR emmené par le PC. Une situation qui n’est pas sans rapport avec la crise qui a traversé le congrès du PC..
« Notre responsabilité n’est pas d’ajouter de l’instabilité à l’inaction » : c’est avec cet argument sur la « stabilité » sans cesse avancé – et repris par d’autres, y compris hors de l’Hémicycle… – que l’orateur du PS, à l’Assemblée nationale, a annoncé, le 6 juillet, que la majorité de son groupe refuserait à nouveau de voter la motion de censure, déposée par Les Écologistes – une motion de censure pour dénoncer la responsabilité écrasante du gouvernement pour les conséquences meurtrières de la canicule, et dans les feux de forêt en cours.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait annoncé la veille que, pour une fois, il voterait la censure, mais plus des deux tiers de ses « camarades » ne l’ont pas suivi. Il est bien le plus mal placé pour s’en offusquer.
Sous la direction de Faure lui-même, violant sans vergogne le mandat du NFP, le PS a abandonné depuis longtemps le droit de se présenter – et même de très loin – comme une « opposition », faisait preuve d’une véritable collaboration avec les gouvernements Macron, pour les coupes budgétaires assassines, les attaques contre la Sécu, etc. Tel est le véritable contenu de leur « stabilité ».
Le 1er juillet, le PS votait avec les mêmes (de la macronie au RN) une rallonge de 36 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire, alors que les hôpitaux, les écoles, les moyens de lutte contre les incendies, etc., manquent de tout, sous le coup d’attaques ininterrompues.
Une politique délibérée !
Ce gouvernement s’apprête d’ailleurs à annoncer de nouveaux déremboursements de soins, et dit partager « l’objectif » de la proposition de loi sur le « permis de tuer » pour la police, sous les applaudissements du RN. Au moment où le gouvernement multiplie les mesures liberticides qu’un régime d’exception ne renierait pas, le PS envoie un message d’encouragement à Macron pour qu’il continue.
Si les dirigeants du PS pensent que la population est dupe et approuve leur soutien à Macron, ils se trompent lourdement. La place prise par la France insoumise et la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme point d’appui à l’exigence de rupture, et ce qui mûrit sans attendre sur le terrain de la lutte de classe, le démontrent chaque jour.
Dernière minute Marine Le Pen, condamnée, candidate à l’élection présidentielleLa triple candidate à l’Élysée a annoncé, mardi 7 juillet, sur le plateau du JT de 20 heures de TF1, être la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle. Quelques heures avant, elle venait d’être reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens par la cour d’appel. Une décision moins lourde qu’en première instance : quinze mois d’inéligibilité ferme déjà purgés et un an de prison ferme assorti d’un bracelet électronique. « Comme j’ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l’arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a-t-elle affirmé. Il est donc confirmé qu’elle a triché. Aurait-on vu ça avec d’autres ? Poser la question, c’est y répondre…Nous y reviendrons. Jean-Luc Mélenchon répond à Marine Le Pen Lors de son passage sur TF1, cette dernière l’a accusé lors de son passage sur TF1, d’avoir bénéficié « d’un non-lieu » dans le cadre « des mêmes faits ». « Madame Le Pen ment », lui répond le fondateur de la France insoumise, rappelant n’avoir jamais été condamné. « Je n’ai jamais été accusé de ses délits. Une enquête préliminaire a été ouverte sur la base de la seule dénonciation d’une des amies intimes de la présidente du RN et avec son accord » écrit encore le leader insoumis, rappelant qu’une enquête préliminaire avait été ouverte puis classée sans suite en 2021. « Je la juge minable dans cette gesticulation pour se défausser. Je ne me suis pas payé un majordome, ni un chauffeur, ni rien de ce pour quoi elle a été condamnée. » R. A. |
