A la veilles des élections législatives du 2 juillet en Algérie

« Défiance de la population à l’égard du processus électoral », nous publions de larges extraits d’un article signé du rédacteur en chef de Fraternité, journal du Parti des travailleurs.

Poignée de main chaleureuse entre Louiza Hanoune et une combattante de l’indépendance nationale. Meeting à Mostaganem (photos DR).
Par Lu dans Fraternité, R. Y. Tazibt
Publié le 2 juillet 2026
Temps de lecture : 5 minutes

Tous les scrutins post-2019, c’est-à-dire depuis le soulèvement du peuple algérien le 22 février de cette même année, ont été marqués par des taux d’abstention record sur tout le territoire national. Rien n’indique pour le moment un changement majeur dans l’attitude des citoyens à l’égard de ces élections législatives.

Jamais une élection n’avait connu une telle impréparation, confusion et retard dans la mise en place du dispositif juridique et des conditions matérielles de son déroulement.

La collecte de parrainages des citoyens, condition pour la validation des listes des candidats indépendants et les partis politiques qui n’ont pas participé aux élections après la promulgation de la nouvelle loi électorale, n’avait débuté que près de trois semaines après la convocation du corps électoral, alors que le délai imparti à cette opération est limité à 45 jours. N’ayant pas participé aux dernières élections, le Parti des travailleurs, malgré les obstacles et les difficultés qu’ont rencontré les citoyens pour légaliser leurs parrainage, a déposé 29 listes, trois d’entre elles ont été rejetées par l’administration.

Ce qui aura accompagné cette élection c’est le rejet de dizaines de listes et de centaines de dossiers de candidats (1 700 sur les différentes listes de partis) sur la base principalement d’un article de loi électorale (article 200) qui décrète que tel ou untel candidat pourrait « avoir une influence négative sur le processus électoral ». Le Parti des travailleurs aurait subi trois rejets de listes (trois importantes wilayas du pays) et plus d’une dizaine de rejets de dossiers de candidats. (…)

L’administration a confectionné « une charte d’éthique » suggérant l’évitement de tout débat, toute critique et toute discussion sur le bilan de l’exécutif. Tous les médias publics et privés ont été instruits pour (…)


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