« Oui, le racisme tue ! Les travailleurs et la jeunesse refusent de se laisser diviser ! »
Communiqué du POI après l'attentat raciste de Trappes : « Depuis des années, un climat de division, de stigmatisation racistes, un climat de haine est sciemment entretenu dans ce pays. Par les gouvernements en place, par des responsables politiques. »
- Actualité politique et sociale

Les 23 octobre, un homme a été assassiné. Il s’appelait Pengo Bossio Wangi. Il avait 26 ans. Un autre jeune homme est entre la vie et la mort. Une enfant de 12 ans a été gravement blessée, criblée de huit balles.
L’auteur de cet attentat a dit qu’il voulait s’en prendre aux Arabes et aux noirs.
Oui, le racisme tue. Depuis des années, un climat de division, de stigmatisation racistes, un climat de haine est sciemment entretenu dans ce pays. Par les gouvernements en place, par des responsables politiques. Par des médias qui s’en font les relais avec complaisance et même avidité.
Il y a un an, un ministre de l’intérieur de Macron lançait publiquement dans un meeting : « A bas le voile ».
En 2023, le président de la République en personne disait : « Le problème de l’hôpital en France, c’est qu’il y a trop de Mamadou. »
Reprenant à son compte la préférence nationale chère au RN, ce même gouvernement a dernièrement supprimé les APL pour les étudiants étrangers et augmenté leurs droits d’inscription à l’université.
On peut aussi rappeler : la loi de 2018 « asile immigration » contre le droit d’asile, la loi dite « séparatisme » de 2021 installant une suspicion abjecte contre toute une partie de la population de ce pays, désignée par le gouvernement, par des responsables politiques comme un bouc émissaire ou comme un « ennemi de l’intérieur » en raison de sa couleur de peau, et aussi de sa religion supposée.
S’y ajoutent, les années suivantes, des dispositions législatives et réglementaires restreignant l’accès aux soins pour les demandeurs d’asile ou instituant des entraves supplémentaires au renouvellement des titres de séjour, le durcissement des emprisonnements dans les odieux centres de rétention administrative, sans oublier les interdictions vestimentaires visant les élèves supposés être musulmans, etc.
Aux fabricants de haine, les milliers qui ont commencé à se rassembler dans tous le pays après cet attentat répondent : nous ne vous laisserons pas diviser le peuple de ce pays.
D’autres rassemblements sont prévus, dont celui à Trappes (ville où a eu lieu l’attentat raciste), ce 30 octobre, auquel le POI appelle à participer.
Oui, les travailleurs et la jeunesse refusent de se laisser diviser, alors qu’ils sont au même moment mobilisés en masse depuis plus d’un mois contre le gouvernement, pour leurs revendications communes.
Le POI, et tous ses adhérents, sont des leurs.
