Elisabeth Borne s’attaque aux jeunes et aux plus démunis

Quatre mois après les révoltes urbaines qui ont suivi l’assassinat de Nahel lors d’un contrôle policier le 27 juin, Elisabeth Borne a présenté un véritable plan de guerre contre les jeunes et leurs familles.

Elisabeth Borne accompagnée de ministre Attal lors du comité interministériel, le 27 octobre à Chanteloup-les-Vignes (Photo AFP).
Par Marie-Paul Lemonnier
Publié le 2 novembre 2023
Temps de lecture : 2 minutes

Le 26 octobre à la Sorbonne, devant une assemblée de maires, la Première ministre annonce, au nom de « l’ordre républicain (…), une réponse pénale exemplaire et du refus total de l’impunité ».

Placement obligatoire dans des unités éducatives de la protection judiciaire de la jeunesse (sous la tutelle du ministère de la Justice), voire, dans certains cas, « un encadrement de jeunes délinquants par des militaires, qui pourront notamment transmettre des valeurs de discipline et de dépassement de soi » et montée en puissance du service national universel (SNU) : voilà ce qu’Elisabeth Borne propose à la jeunesse, alors qu’en juillet 2023, en un mois après la mort de Sahel, plus de 4 000 jeunes, la plupart sans casier judiciaire, ont fait (…)


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