Delga, Roussel et d’autres : la gauche bien-pensante déchaînée contre Mélenchon
Un cran de plus est franchi dans une dérive liberticide. Et que fait la gauche bien-pensante ? Pour elle, c’est Mélenchon la cible.
- Actualité politique et sociale

Carole Delga – présidente PS de la région Occitanie et hostile dès le début à la Nupes – a donné le ton dans Le Figaro : « Il faut bâtir un rassemblement d’avenir à gauche, de Clémentine Autain à Pascal Canfin », précisant que Mélenchon « ne fait pas partie » de ce rassemblement. Unité jusqu’au député européen macroniste Pascal Canfin… Sans Mélenchon !
Carole Delga ? C’est elle qui, avec Macron, construit l’autoroute A69 et en appelle à la police contre les opposants. C’est elle qui avec le soutien du RN, de LR, des macronistes et de Cazeneuve avait fait élire, contre la députée sortante LFI, dans la législative partielle dans l’Ariège, la PS dissidente Martine Froger… qui siège aujourd’hui au groupe Liot.
Et, à sa suite, toute cette belle « gauche », nostalgique de Hollande, ne cesse de se déchaîner contre Mélenchon.
Et, quand la meute des loups hurle, Roussel n’est pas en reste.
Deux heures après Delga, toujours dans Le Figaro, Fabien Roussel « ne se retrouve plus du tout dans Jean-Luc Mélenchon » le considérant « discrédité » et « indéfendable » depuis qu’il aurait comparé le président de l’université de Lille à Adolf Eichmann.
Double mensonge de Roussel. Car cela fait plus de trois ans que Roussel appelle à rompre avec Mélenchon, l’empêchant même d’être au second tour de l’élection présidentielle.
Et là, le mensonge calomniateur de Roussel porte sur une référence faite par Mélenchon à Hannah Arendt qui avait analysé la « dissolution du sens moral » de ceux qui obéissent à des ordres dont ils prétendent ne pas endosser la finalité.
Et dans ce concert, une petite musique vient s’ajouter : le mouvement de François Ruffin, Picardie debout, a commandé un sondage qui donne Ruffin devant Mélenchon au premier tour de la présidentielle 2027 et qualifié pour le second tour. Comme par hasard…
Et dans Le Parisien du 23 avril, c’est au tour de Cambadélis (premier secrétaire du PS sous Hollande, et hostile à la Nupes dès le premier jour) de dire : « Mélenchon est un irresponsable qui mine avec constance toute possibilité d’union face à l’extrême droite ».
Mais qui détruit l’assurance chômage après l’infâme loi sur l’immigration et la réforme des retraites, sinon Macron ?
Un déchaînement anti-Mélenchon
Qui a interdit les conférences de Mélenchon et Rima Hassan à Rennes, Sciences Po Bordeaux, Lille, si ce ne sont des présidents d’université et un préfet aux ordres ?
Qui convoque Rima Hassan devant la police pour « apologie du terrorisme », si ce ne sont les services de Darmanin ?
Qui a voulu interdire la manifestation du 21 avril contre le racisme, avant que la justice ne l’autorise ? Qui, sinon le préfet de police Nunez, ancien secrétaire d’État du ministre Castaner ?
Et qui a lancé l’assaut contre la conférence à l’université de Lille, repris ensuite par Xavier Bertrand, LR, Violette Spillebout, député macroniste, et Chenu, député RN, si ce n’est Jérôme Guedj, député PS, qui a accusé d’antisémitisme le logo figurant sur l’affiche annonçant la réunion alors que c’est celui d’une association reconnue par l’université de Lille ?
Il y a un fond à ce déchaînement anti-Mélenchon. Aucun d’eux n’était présent dans les manifestations pour le cessez-le-feu à Gaza.
Mais à Sciences Po Paris, lundi soir 22 avril, 800 étudiants ont applaudi Mélenchon lors de sa conférence (suivie par 11 000 en ligne). Il y a déclaré : « Nos pensées sont tournées vers ceux qui sont massacrés à Gaza. Protestez sans relâche contre le maccarthysme qui s’installe dans le pays. Celui-ci désigne comme auteurs du chaos ceux qui protestent contre la forme la plus insupportable du chaos : le génocide d’un peuple ». Tout est dit.
