De Séoul à Londres…

En Corée du Sud, Les salariés de Samsung ont gagné une prime de 290 000 € et 6,2 % d’augmentation. En Grande-Bretagne, se prépare une grève de 300 000 enseignants, avec leur syndicat NEU, partie prenante du meeting international contre la guerre, à Londres, le 20 juin prochain.

Mobilisation victorieuse des salariés de Samsung. Ici le 23 avril 2026, à Pyeongtaek. (AFP)
Par Pierre Valdemienne
Publié le 27 mai 2026
Temps de lecture : 2 minutes

Le 21 mai dernier, les 50 000 salariés du géant sud-coréen Samsung Electronics ont menacé de bloquer par la grève, pendant 18 jours, la production mondiale de cartes mémoire et de composants indispensables au secteur de l’intelligence artificielle (IA).

Face à ce « mouvement social d’une ampleur inédite et aux répercussions potentiellement planétaires » (Le Figaro), la direction de Samsung Electronics a été contrainte de lâcher une prime annuelle de 290 000 euros en moyenne, et 6,2 % d’augmentation de salaire, avant même le début de la grève. Il faut dire que les patrons avaient estimé le « coût de la grève » à 20 milliards de dollars de perte a minima, sans compter les conséquences de la paralysie d’une partie de l’économie mondiale.

De l’autre côté de la Manche, le comité exécutif national du syndicat anglais NEU a annoncé mettre en place la procédure de vote pour préparer une action de grève engageant plus de 300 000 enseignants et personnels de soutien dans les écoles publiques d’Angleterre, suite à un vote indicatif prometteur qui a montré un soutien écrasant à l’action de grève (90,5 %). Là encore, comme pour Samsung, la principale demande est une augmentation de salaire : celle-ci doit être entièrement financée et supérieure à l’inflation. Fait notable : le syndicat NEU engage son action au moment même où il est actuellement totalement engagé dans la préparation du meeting international contre la guerre organisé par Stop the War et des dizaines d’organisations syndicales anglaises mais aussi d’autres pays d’Europe, comme en France, qui se tiendra le samedi 20 juin prochain.

Défense intransigeante des revendications accompagnée de la mise en place des conditions de l’action déterminée pour gagner et combat résolu contre la guerre sont en réalité indissociablement liés.

Celles et ceux qui, dans les directions des centrales syndicales, opposent l’une à l’autre, en réalité ne défendent ni l’une ni l’autre.