L’allocation de solidarité unifiée, une arme contre la Sécurité sociale

ASU : derrière ce nouveau sigle, le gouvernement entend faire examiner un projet de loi par le Parlement avant l’été 2026.

(photo AFP).
Par correspondant
Publié le 25 mai 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Macron et Lecornu ne lâchent donc rien pour imposer rapidement cette réforme qui concentre aujourd’hui dans la branche famille l’orientation politique de destruction de la Sécurité sociale.

Présentée comme une mesure de « simplification administrative » destinée à faciliter l’accès aux droits, l’allocation de solidarité unifiée (ASU) figure dans les projets de Macron depuis 2018 et plusieurs de ses gouvernements ont déjà mis le sujet sur la table.

S’ils tiennent tant à l’ASU et accélèrent aujourd’hui sa mise en œuvre, c’est d’abord parce qu’elle va leur permettre de rompre avec les principes de la Sécurité sociale qui veulent qu’à un besoin spécifique corresponde une prestation.

L’ASU prévoit en effet de fusionner des droits très différents : le RSA, attribué aux allocataires qui ont très peu ou pas de ressources, la prime d’activité censée « compléter » des revenus liés au travail et les aides au logement destinées à permettre de faire face au coût d’un loyer.

Derrière cette « fusion », il y a une logique totalement opposée. Loin d’être une réponse à un besoin spécifique, l’ASU est une assistance financière générale « pour solde de tout compte ».

Rien de commun donc, si ce n’est que les droits supprimés concernent les plus précaires auxquels s’attaque massivement le (…)


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