Une coalition allant du PS à l’extrême droite
L’actualisation de loi de programmation militaire vient d’être adoptée, ce 19 mai, grâce au vote “pour” d’une coalition allant du PS à l’extrême droite, en passant par les macronistes et LR.
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L’actualisation de loi de programmation militaire, c’est la marche à la guerre dans toute son horreur. 36 milliards de plus pour l’économie de guerre sont soustraits aux écoles, aux hôpitaux, à la Sécurité sociale, aux services publics, aux programmes sociaux. C’est également une « journée de mobilisation » qui livre la jeunesse dès 16 ans aux sergents recruteurs pour les enrôler dans le service national « volontaire ». C’est l’obligation pour tous les citoyens jusqu’à 50 ans de se faire recenser chaque année pour « le nécessaire engagement au service de la défense ». C’est un nouveau régime d’exception dans les mains du seul gouvernement, l’« alerte de sécurité nationale », qui permettra à tout moment de déroger aux libertés publiques, au droit commun social, environnemental.
Voilà pour quelles ignominies une nouvelle fois le Parti socialiste vient de voler au secours d’un gouvernement archi-minoritaire en votant pour cette loi. Ceux qui pensent que l’unité avec le PS permettrait de faire barrage à l’extrême droite devraient y réfléchir : ce parti vient de s’installer dans une grande coalition allant de la macronie à l’extrême droite. Les groupes parlementaires de LFI, comme ceux du PCF et des écologistes, ont voté contre ce texte, c’est conforme au mandat qui leur a été donné.
Ce même jour, Sébastien Lecornu a déclaré à propos des opérations où les armées françaises sont engagées dans le détroit d’Ormuz qu’elles « créent des dépenses, des impacts sur les finances publiques. C’est une guerre et les 6 milliards d’euros que nous avons documentés devront être remis à jour. Cela va sans dire, on y reviendra ».
On ne peut être plus clair, ces questions concernent au premier chef la classe ouvrière. Peut-on accepter l’augmentation « sans fin » des dépenses militaires ? Peut-on accepter que la jeunesse soit transformée en chair à canon ? Peut-on accepter le recensement permanent ? Peut-on accepter un nouveau régime d’exception contre nos libertés démocratiques ?
Chacun se trouve devant ses responsabilités et notamment les dirigeants des confédérations. À bas la loi de programmation militaire ! Non à la guerre ! Non au budget de guerre !
