Crise mondiale

La résistance acharnée de la population du Minnesota, appuyée par une partie du mouvement ouvrier organisé, aura eu raison, dans cet État, de la police de l’immigration raciste de Trump.

Grève massive d'enseignants, à San Francisco, le 210 février. (AFP)
Par Pierre Valdemienne
Publié le 19 février 2026
Temps de lecture : 2 minutes

Le Monde du 12 février titre : « Le retrait de l’ICE à Minneapolis, un revers d’ampleur pour la Maison-Blanche et les républicains. » La résistance acharnée de la population du Minnesota, appuyée par une partie du mouvement ouvrier organisé, aura eu raison, dans cet État, de la police de l’immigration raciste de Trump.

Il s’agit là d’un recul majeur, qui constitue un encouragement pour toutes les revendications, dans tous les États-Unis, et au-delà. Il faut noter que, dans ce même mouvement, l’organisation des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) a dépassé les 100 000 membres.

Le lendemain, vendredi 13 février, et alors que les massacres et les destructions se poursuivent à Gaza, des milliers de personnes, à nouveau, ont manifesté dans les rues de Tel-Aviv contre le régime, exigeant que le Premier ministre Netanyahou rende des comptes sur ce qu’il a fait depuis le 7 octobre.

En France, après l’adoption du PLFSS grâce aux voix du Parti socialiste (PS) et le passage en force du budget de l’État aidé par ce même PS, le gouvernement peut continuer à avancer sa feuille de route réactionnaire et anti ouvrière : 4 000 suppressions de postes dans l’éducation, loi sur la sécurité, projet de réforme pénale, projet d’allocation sociale unique… provoquant dans toute une série de secteurs des grèves, des mobilisations, des processus de résistance qui prennent des formes parfois inhabituelles.

A quelques encablures des élections municipales, dont le premier tour aura lieu désormais dans moins d’un mois, les sondages annoncent que les ténors du PS sont en chute libre : « L’image des personnalités socialistes qui ont négocié avec le gouvernement s’écorne auprès des sympathisants de gauche. (…) Le premier secrétaire du parti à la rose, qui a lui-même mené les tractations avec Sébastien Lecornu, chute de 9 points (…). Il n’avait jamais atteint un niveau aussi bas en 2025. Maigre lot de consolation, il gagne 4 points chez les macronistes »  (Les Echos, 6 février).

C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron, instrumentalisant politiquement la cérémonie d’hommage au meurtre d’Ilan Halimi, a lancé une infâme offensive politique visant à sous-entendre que la France insoumise (LFI) serait antisémite, sous couvert de qualification d’ « extrême-gauche » – dont s’offusque même le proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

Jusqu’à cette mort dramatique à Lyon : depuis, la campagne politico-médiatique bat à plein régime pour faire porter la responsabilité à LFI. LFI dément les accusations portées contre elle. Les meetings de LFI à l’occasion des municipales font le plein et ne désemplissent pas