75 000 dans les rues de Minneapolis, pour le départ de l’ICE
La mort d’Alex Pretti, le 24 janvier, survient au lendemain d’une puissante mobilisation à Minneapolis, exigeant le départ de l’ICE, la police de l’immigration. Les États-Unis sont traversés par une vague de manifestations massives dans de nombreuses villes du pays.
- Actualité internationale, Etats-Unis

La mort d’Alex Pretti, le 24 janvier, survient au lendemain d’une puissante mobilisation à Minneapolis, exigeant le départ de l’ICE, la police de l’immigration. Depuis l’assassinat, deux semaines plus tôt, d’une autre habitante de la ville, Renee Good, les États-Unis sont traversés par une vague de manifestations massives dans de nombreuses villes du pays.
Le vendredi 23 janvier, plus de 75 000 habitants de Minneapolis, de la ville voisine de Saint Paul et de tout l’État du Minnesota ont suivi l’appel à une journée « de vérité et de liberté, sans travail, sans école, sans commerce, pour le départ de l’ICE [la police de l’immigration] ». Il y a 500 000 habitants à Minneapolis, moins de 3 millions dans son agglomération. Cet appel, lancé par diverses organisations locales impliquées dans la lutte contre la présence de l’ICE dans la ville, fait suite à la mort de Renee Good, mais aussi aux descentes régulières de l’ICE dans les rues, les entreprises, les écoles de la ville, à la recherche de migrants pour en expulser le plus possible.
Plus de 700 commerces avaient fermé leurs portes. Le New York Times rapporte que tous les cafés de la ville étaient fermés, à l’exception d’un établissement qui avait décidé d’offrir gratuitement cafés et viennoiseries aux manifestants. De nombreuses entreprises étaient fermées, ou autorisaient les employés à se rendre à la manifestation.
Un rassemblement était organisé devant l’aéroport, contre son utilisation par l’ICE pour expulser des migrants, à l’appel notamment de responsables religieux. La police de l’aéroport a arrêté une centaine de participants, au prétexte que leur nombre dépassait celui qui avait été autorisé pour ce rassemblement.
Le mouvement ouvrier s’est engagé dans la préparation de cette campagne. Labor Notes recense ainsi une quinzaine de syndicats qui se sont joints à cet appel. La fédération syndicale régionale de Minneapolis a appelé à cette journée.
Cela ne s’est pas fait sans discussion, et la plupart des contrats collectifs donnant des conditions extrêmement restrictives à la grève, les formulations des syndicats ont été diverses. Mais dans les rues, les pancartes syndicales étaient présentes, et, dès le matin, des rassemblements devant les lieux de travail étaient organisés pour soutenir cette journée.
Labor Notes relève la manière dont ce résultat s’est construit sur la base de 10 ans de travail dans le mouvement ouvrier, depuis l’assassinat de George Floyd dans cette même ville.
Un meeting avec les principaux dirigeants syndicaux des États-Unis
La manifestation a rassemblé des milliers de participants dans un froid glacial (– 40° ressentis). Partie du centre de Minneapolis, elle a rejoint le Target Center, salle de sport dans laquelle s’est tenu un meeting. Y ont pris la parole des représentants (…)
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