Minneapolis : brigades et comités d’action populaires font reculer les milices racistes de Trump
Minneapolis (Minnesota) est cette ville tout entière soulevée après l’assassinat de George Floyd, et qui a fait brandir dans le monde entier la bannière antiraciste « Black lives matter ! ».
- Actualité internationale, Antiracisme, Etats-Unis

Minneapolis (Minnesota) est cette ville tout entière soulevée après l’assassinat de George Floyd, et qui a fait brandir dans le monde entier la bannière antiraciste « Black lives matter ! ». Minneapolis a une longue tradition de luttes ouvrières, de lutte de classe. C’est donc logiquement de Minneapolis que Trump a voulu « faire un exemple », un banc d’essai de sa politique liberticide.
L’organisation internationale Human Rights Watch dénonce, en 12 mois, un « assaut généralisé contre les piliers de la démocratie américaine ». Le terme est juste. C’est bien en sections d’assaut que Trump a transformé la police anti-immigrés, l’ICE. Pour doubler les effectifs, il a augmenté son budget de 84 % ; il est avéré que les recruteurs ont démarché les milieux néonazis, les salles d’entraînement de suprémacistes blancs, héritiers du Ku Klux Klan, des xénophobes haineux du mouvement Maga (Make America Great Again). À la prime d’embauche conséquente de 50 000 euros (deux tiers d’un salaire moyen annuel) s’ajoute l’impunité garantie : les 23 assassinats, les 32 morts en détention de l’année passée sont sans suite judiciaire. Les publicités de recrutement pour ce corps fédéral reprennent la jactance trumpiste : tout immigré est un délinquant, un criminel – calomnie raciste traditionnelle pour laquelle Zemmour est condamné en France, et qui traîne dans tous nos médias racistes. C’est une armada de 3 000 miliciens fédéraux de cet acabit, masqués, surarmés, qui a été lâchée dans les rues de Minneapolis pour la chasse aux faciès, les rafles indistinctes, même de travailleurs avec permis de séjour, les enlèvements, les déportations dans des prisons du Texas ; ces cohortes de brutes ont envahi les tribunaux, les lieux de travail, tendu des guets-apens dans les écoles.
La population de Minneapolis s’est levée, a engagé le combat, en masse. Les réseaux George Floyd ont été réactivés, étendus. Travailleurs, syndicalistes, défenseurs des droits (…)
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