Le mouvement Noir aux États-Unis, cinq ans après les manifestations George Floyd

Interview d’Amara Enyia, co-directrice du Movement for Black Lives (Mouvement pour les vies Noires) des États-Unis. Elle prendra la parole au meeting du 5 octobre à Paris.

Lors d'une manifestation « Black Lives Matter » le 29 mai 2020, à Washington (photo AFP).
Par la rédaction d’IO
Publié le 6 septembre 2025
Temps de lecture : 4 minutes

Amara Enyia  est également présidente de Global Black (une organisation internationale de défense des Africains et personnes d’ascendance africaine), et une experte de l’Institut sur la race, le pouvoir et l’économie politique de l’université The New School (New York).

Ce qui s’est passé autour de George Floyd, c’était il y a environ cinq ans. Alors, qu’en est-il aujourd’hui du mouvement Black Lives Matter, où en est-on ?

Amara Enyia : En tant que co-directrice du Movement for Black Lives, 2025 marque en fait les cinq ans depuis le meurtre de George Floyd par un policier à Minneapolis, dans le Minnesota.

À ce moment symbolique des cinq ans, cela nous a vraiment amenés à réfléchir à la manière dont notre mouvement devait évoluer. Initialement, en 2020, nous avons fait partie et avons été en grande partie responsables des soulèvements qui ont eu lieu à travers le pays, aux États-Unis, mais qui se sont également étendus dans le monde entier – non seulement en réaction au meurtre d’un individu, George Floyd, mais aussi en réaction à la violence policière en général, à la violence militaire, à l’impérialisme.

Tout cela était présent dans ces soulèvements. Nous avons donc organisé des manifestations, mais nous avons également avancé un programme législatif, (…)


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