Raffineries : grèves massives pour les salaires, le gouvernement sous pression ordonne la réquisition

N'en déplaise à MM. Véran et Macron qui ordonnent la réquisition, les revendications vitales et légitimes doivent être satisfaites.

Vote de la reconduction de la grève, le lundi 10 octobre, par les salariés de la raffinerie de Gonfreville (Seine-Maritime) (Photo AFP)
Par Pierre Valdemienne
Publié le 13 octobre 2022
Temps de lecture : 3 minutes

Démarrée mardi 20 septembre dans les raffineries ExxonMobil (cf. Informations ouvrières  n° 725), propagée ensuite dans le groupe TotalEnergies à compter du 27 septembre et élargie dorénavant à d’autres firmes qui dépendent de la branche pétrole, comme la SMCA (société qui approvisionne les avions en kérosène) ou le réseau Argédis (stations-services autoroutières, filiale de TotalEnergies), la grève massive des salariés des raffineries (entre 70 et 100 % de grévistes), appuyée par les syndicats CGT et FO, s’étend.

La plus grande raffinerie du groupe TotalEnergies, basée en Normandie, ainsi que celle de Feyzin (Rhône), la « bioraffinerie »  de La Mède (Bouches-du-Rhône) et le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque (Nord), sont à l’arrêt, tout comme deux sites de l’américain Esso-ExxonMobil en Normandie et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Dans cette situation, l’exécutif est contraint de faire appel aux stocks stratégiques pour alimenter les stations-services : une décision rare, qui n’était pas intervenue depuis 2016 et la grève contre (…)


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