Raffineries : grèves massives pour les salaires, le gouvernement sous pression ordonne la réquisition
N'en déplaise à MM. Véran et Macron qui ordonnent la réquisition, les revendications vitales et légitimes doivent être satisfaites.
- Lutte de classe

Démarrée mardi 20 septembre dans les raffineries ExxonMobil (cf. Informations ouvrières n° 725), propagée ensuite dans le groupe TotalEnergies à compter du 27 septembre et élargie dorénavant à d’autres firmes qui dépendent de la branche pétrole, comme la SMCA (société qui approvisionne les avions en kérosène) ou le réseau Argédis (stations-services autoroutières, filiale de TotalEnergies), la grève massive des salariés des raffineries (entre 70 et 100 % de grévistes), appuyée par les syndicats CGT et FO, s’étend.
La plus grande raffinerie du groupe TotalEnergies, basée en Normandie, ainsi que celle de Feyzin (Rhône), la « bioraffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône) et le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque (Nord), sont à l’arrêt, tout comme deux sites de l’américain Esso-ExxonMobil en Normandie et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
Dans cette situation, l’exécutif est contraint de faire appel aux stocks stratégiques pour alimenter les stations-services : une décision rare, qui n’était pas intervenue depuis 2016 et la grève contre (…)
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