À propos d’une résolution réaffirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine

Le 30 novembre, lors du vote d'une résolution présentée par la majorité présidentielle affirmant un soutien à l'Ukraine et à l'OTAN, le groupe LFI-Nupes a refusé de s'associer au texte. Après avoir rappelé les faits, nous reproduisons le discours prononcé dans l'hémicycle par le député LFI Aurélien Saintoul.

Par Pierre Valdemienne
Publié le 8 décembre 2022
Temps de lecture : 5 minutes

Le 30 novembre dernier, les députés ont examiné une résolution « affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine et condamnant la guerre menée par la Fédération de Russie ».

Précisons d’emblée que cette résolution présentée par le président de la commission des affaires européennes (Pieyre-Alexandre Anglade, du groupe parlementaire Renaissance [ex-LREM]), a été votée par les soutiens traditionnels de la majorité présidentielle (Modem, Horizons et de Libertés et Territoires). A droite et à l’extrême droite, le groupe Les Républicains a voté pour, le Rassemblement national s’est abstenu ; de l’autre côté de l’Hémicycle, les députés écologistes (EELV) ont voté pour. C’est aussi le cas de ceux du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste français (renouant, malheureusement, encore cette fois, avec leur politique habituelle de soutien à leur gouvernement pendant le quinquennat Hollande, en particulier sur la guerre, au détriment des intérêts des travailleurs et des peuples). Le groupe de La France insoumise (LFI) a, quant à lui, refusé de s’associer à cette résolution, en choisissant de s’abstenir (considérant la pertinence des arguments, le député Jérôme Legavre en toute logique a voté contre).

Qu’ont donc voté les députés de la majorité présidentielle, les Républicains, les Verts, le PS et le PCF ?

Ils ont voté une résolution qui salue notamment « la mise en place d’un fonds de 100 millions d’euros par la France pour faciliter l’achat de matériel militaire par l’Ukraine et demande au gouvernement de le renforcer si les circonstances l’exigent » et qui invite « le gouvernement, en lien avec ses partenaires européens, à poursuivre et (…)


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