« Le coup partira d’où on ne l’attendait pas »
Comme le veut dorénavant la tradition, notamment sous Emmanuel Macron, les vœux du président de la République, ce 31 décembre, ont appelé à « l’unité » : « Vivre 2023, autant que possible, en pays uni et solidaire », a-t-il espéré. Cette année, ce souhait sert surtout à conjurer ce qui s’annonce comme la mère des batailles, à savoir le combat contre la « réforme » des retraites.
- France, Retraites

A ce titre, le chef de l’Etat aura au moins déjà exaucé un vœu : celui de réaliser « l’unité » de toutes les confédérations syndicales contre son projet, qui doit être officiellement dévoilé le 10 janvier prochain, et « contre lequel quatre Français sur dix se disent prêts à se mobiliser », s’inquiète le journal patronal L’Opinion (2 janvier). Le chiffre est encore plus élevé chez les actifs.
Quant à Mme Borne, se référant au passé, multipliant des concessions et des reculs à la marge, elle espère trouver une planche de salut dans la remise en cause de l’unité syndicale : à ce stade, force est de constater que cela n’a pas marché. Dernière réaction en date, celle de Laurent Berger, ce mardi 3 janvier, sur le perron de Matignon à la suite de la dernière bilatérale avec la Première ministre : « On ressort déterminés à ne pas laisser passer une réforme qui va d’abord impacter les plus modestes. »
« Macron doit se méfier : il ne manque qu’une étincelle » (Les Échos)
Le Figaro (3 janvier) ajoute de son côté que « l’opinion est très hostile à une telle réforme. (…) Seuls 22 (…)
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