Précarité, sélection, SNU… ça ne peut plus durer
Nous ne voulons plus crever de faim, nous ne voulons plus dormir dehors, nous ne voulons pas nous laisser embrigader ni mourir pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
- Actualité politique et sociale, Jeunes

« C’est dur en termes de fatigue. (…) On profite d’être à l’intérieur [à la fac] pour se réchauffer parce qu’après, on sait qu’on passe la soirée dans le froid. »
Voilà le témoignage terrifiant, recueilli par France Bleu Armorique, d’une étudiante de Rennes obligée d’habiter dans un camping pour ses études. La jeunesse subit de plein fouet l’inflation, l’augmentation des prix des loyers, des produits alimentaires, qui pour certains atteignent 20 %.
Près d’un jeune sur deux saute un repas régulièrement ; 25 % des gens qui font la queue pour les distributions alimentaires ont moins de 25 ans. C’est ça, le sort que le gouvernement de Macron réserve à la jeunesse. Après avoir exclu des bancs de l’université des dizaines de milliers de jeunes avec les plateformes ParcourSup et MonMaster, il jette dans une précarité grandissante les « chanceux » qui ont réussi à passer la sélection cyniquement organisée.
Refusé dans l’enseignement supérieur, vous pouvez toujours rejoindre une formation hors de prix dans une école privée. Pas les moyens ? Faites un prêt à la banque ou alors engagez-vous. Les publicités pour rejoindre l’armée envahissent les réseaux sociaux : « L’armée de terre : ton avenir. Nos formations. L’armée de terre recrute et forme ».
413 milliards pour la guerre pas un kopeck pour les étudiants qui crèvent de faim et qui sont sans logement. Le programme de Macron est clair : la mise au pas de la jeunesse. L’annonce de la prochaine généralisation du SNU par Prisca Thévenot, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées et du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, en est l’expression.
Ça ne peut plus durer. Nous ne voulons plus crever de faim, nous ne voulons plus dormir dehors, nous ne voulons pas nous laisser embrigader ni mourir pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
Mathias, militant jeune FI et POI
