Assurance-chômage : sous le sapin, le mépris de classe

Vendredi 23 décembre, le chef de guerre Macron et son gouvernement ont donc envoyé le projet de décret concernant « feu l’assurance-chômage » à ceux qu’ils nomment leurs « partenaires sociaux ».

Les membres du gouvernement lors du traditionnel petit-déjeuner au ministère de l'intérieur avant le premier conseil des ministres de l'année (Photo AFP)
Par Sylvie Szeferowicz
Publié le 6 janvier 2023
Temps de lecture : 3 minutes

Au moins, cet épisode a le mérite d’illustrer, pour ceux qui s’illusionneraient encore, ce qui est entendu sous l’acception de « partenaires sociaux ». Rappelons-nous tout d’abord que ce projet de décret est issu de la loi « marché du travail » adoptée par le Parlement le 15 décembre dernier.

Une loi de classe

Une loi de classe, marqueur indéniable de la macronie, qui stigmatise les chômeurs, les licenciés, les victimes du marché de l’emploi et les rend responsables des méfaits d’un modèle capitaliste à bout de souffle.

Ainsi cette loi permet aux cadres dirigeants d’être électeurs aux élections CSE ; pose une présomption de démission en cas d’abandon de poste ; exclut de tout droit aux allocations chômage en cas de refus de CDI après des périodes de CDD et/ou d’intérim et… installe le système canadien de « contracyclicité », un système qui permet de moduler les conditions d’accès à l’assurance-chômage.

Coup tordu, un samedi 24 décembre (…)


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