Férocité de la loi Le Pen-Macron-Ciotti
Après sa loi honteuse, Macron lance le slogan : « fierté française ». « Les Français d’abord », c’était déjà pris.
- L'humeur de la semaine

Syndicats, médecins, associations de secours, universitaires, démocrates, humanistes… l’effarement se répand dans la France entière. La loi d’inspiration raciste, coalition de l’Élysée, du Sénat et du Rassemblement national (qui crie victoire à juste titre), frappe du même coup violent les droits des immigrés et la démocratie.
Ainsi, pour chasser des hébergements d’urgence les familles d’immigrés, on viole une législation datant de 1950 – accueillir sans condition « toute personne sans abri en détresse médicale, psychique ou sociale »1« Les gens vont être sortis des hébergements d’urgence, mis à la rue avec moins de possibilités de se soigner et de travailler » ; « on est en train de pourrir la vie des gens, des hommes et des femmes qui ne demandent qu’à travailler, des patrons qui ne demandent qu’à embaucher, des travailleurs sociaux. » (Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, BFM-TV, 20 décembre)..
Les politiciens et médias racistes attisent les peurs animales contre « l’invasion » étrangère, au nom de la « préférence nationale ». Dans notre pays où souffrent dix millions de pauvres, des millions d’emplois ont assurément été remplacés par une main-d’œuvre… à l’étranger.
Un rapport du Sénat du 4 juin 1993 établit la « logique implacable » liquidant les productions de métallurgie, chimie, textile-habillement, électronique, etc., toutes délocalisées par le capital financier français, cherchant son profit français à l’étranger2Rapport du sénateur Jean Arthuis sur la « délocalisation hors du territoire national des activités industrielles et de services », 4 juin 1993 (en ligne)..
Le Sénat comparait le coût d’un travailleur français, avec ses droits sociaux (indice 100), aux exploités de Taïwan (29), du Maroc (11), de Hongrie (10), Pologne (5), Vietnam (2)…
Tandis que le capital français court exploiter des travailleurs étrangers sans droits, et paupérise les travailleurs français, les politiciens et médias, corrompus par le même capital, incitent à la haine raciste en France.
Après sa loi honteuse, Macron lance le slogan : « fierté française ». « Les Français d’abord », c’était déjà pris.
