Au Liban, Israël voudrait y confisquer la terre
Extraits du communiqué de la Fédération nationale des syndicats des ouvriers et employés au Liban (Fénasol), 1er août.
- Guerre, Liban, Palestine

« Une fois de plus le Liban est pris pour cible par la folie meurtrière israélienne. De retour de son voyage aux États-Unis où il a été ovationné par une large majorité du Congrès, Netanyahou a eu une fois de plus fait renouveler son permis-de-tuer, avec une carte blanche pour attaquer le Liban. Il cherchait une occasion. La population druze syrienne du Golan occupé, hypocritement et cyniquement présentée comme « israélienne », a servi de prétexte. Qui peut croire que des serial-killers d’enfants palestiniens et arabes puissent pleurer la mort d’enfants syriens ? (…)
Menaces permanentes de guerre
On n’entend, on ne voit nulle part au sein des gouvernements impérialistes le moindre signe de compassion pour les enfants libanais. Notre pays est sous la menace permanente d’une guerre israélienne. Ce n’est pas seulement le Hezbollah qui est visé, mais toute la capacité de résistance du peuple libanais dans son immense majorité, indépendamment de sa communauté de rattachement, qui l’est aussi. L’État israélien nous attaque parce qu’il n’a pas renoncé à s’installer au sud Liban, jusqu’au fleuve Litani. L’État israélien a besoin de s’entourer de no man’s land pour survivre.
Régulièrement, les avions militaires israéliens franchissent l’espace aérien libanais, menacent, larguent des bombes. Quel pays au monde accepterait de telles violations ?
Israël voudrait faire avec le sud Liban ce qu’il a fait avec le Golan, ce qu’il veut faire avec la Cisjordanie, c’est-à-dire confisquer la terre. Seul l’État israélien aurait donc le droit de se défendre ? !
Netanyahou fait assassiner des responsables politiques libanais et prévient : si vous répondez, nous serons impitoyables. A-t-il oublié le souvenir de sa défaite de 2006 contre la résistance unie libanaise ?
manifestations dans le monde entier en soutien au peuple palestinien de Gaza
Nous constatons que depuis octobre 2023, face au génocide contre le peuple palestinien de Gaza – ce qui a été reconnu par la Cour internationale de justice, mais rejeté par les gouvernements complices de Netanyahou – les manifestations de solidarité se succèdent dans le monde entier, y compris aux États-Unis, où des associations juives manifestent en disant : “pas en notre nom” et rejettent le sionisme ; où des syndicats très importants exigent le cessez-le-feu.
Contre la guerre, pour le cessez-le-feu, pour en finir avec la violence meurtrière israélienne qui cherche à terroriser toute la région, nous soutenons toutes les mobilisations à l’échelle mondiale et constatons que les peuples du monde entier peuvent s’unir pour que cesse cette barbarie en Palestine et la menace permanente contre la population libanaise.
Dans le monde entier, ainsi que dans les pays arabes, la fracture n’a jamais été aussi grande entre les peuples et la complicité criminelle de la plupart des gouvernements. (…)
Ouvrir la perspective de relations harmonieuses entre tous les peuples
Il y en a assez de ces grandes puissances, championnes de la morale (à commencer par la France de Macron qui pratique l’ingérence à outrance au Liban), qui parlent du droit international à longueur de journée, mais ne disent pas un mot lorsqu’il est bafoué quotidiennement par l’État israélien en Palestine, au Liban ou en Syrie.
En Palestine, “de la mer au fleuve”, il n’y aura pas de justice, il n’y aura pas de démocratie sans la mise en œuvre des droits égaux pour tous, sans le droit au retour des Palestiniens, sans la fin de la colonisation. C’est la voie pour ouvrir la perspective de relations harmonieuses entre tous les peuples de la région. Cela passe par une rupture totale, complète, avec l’impérialisme fauteur de guerres et son bras armé israélien. »
Les intertitres et exergues sont de la rédaction.
