Etats-Unis, 28 mars : par millions contre Trump, la guerre, l’ICE
Pour la troisième édition du "No Kings Day", un record de plus de huit millions de participants, dans plus de 3 000 villes. La parole à Cara Tobe, membre du comité politique national de Democratic Socialists of America (DSA).
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La presse relève la présence de nombreux jeunes dans ces manifestations, et le fait qu’ils sont souvent venus avec des pancartes ciblant explicitement la guerre que mène l’administration Trump contre l’Iran.
Samedi 28 mars, huit millions d’Américains sont descendus dans les rues, dans plus de 3 000 villes aux États-Unis.
Cara Tobe : Oui, cela s’inscrit dans un mouvement de protestation plus large appelé No Kings, qui a commencé l’an dernier à la suite de l’escalade menée par l’administration Trump. Il s’agissait de réagir aux tentatives de remodeler unilatéralement les structures de l’État, notamment à travers des initiatives comme le programme Doge avec Elon Musk, et plus largement à cette attitude par laquelle Trump se placerait au-dessus des lois.
Il y a eu plusieurs mobilisations au cours de l’année écoulée, mais celle de samedi marquait à peu près le premier anniversaire du mouvement. Les revendications ont évolué et sont devenues plus explicites. Elles incluent désormais l’exigence d’abolir l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), qui terrorise les communautés à travers tout le pays – pas seulement dans les villes, mais à l’échelle nationale. Il y a aussi de fortes revendications contre la guerre : pas de guerre, pas de bombes. Cela inclut l’opposition à la guerre contre l’Iran, mais aussi à la guerre et au génocide en Palestine. Et bien sûr, le slogan central reste No Kings, c’est-à-dire une exigence de rendre des comptes et d’en (…)
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