Suède : construction de la « Gauche d’avenir »

La « gauche » traditionnelle multiplie les compromissions, ferme les yeux sur le massacre du peuple palestinien, laisse faire la course aux armements. Les militants de « Gauche d’avenir » jettent les fondations d’une organisation combattant pour la rupture.

Lors du congrès du nouveau parti Gauche d’avenir, à Stockholm, le 29 mars (photos M.M).
Par la rédaction d’IO
Publié le 6 avril 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Interview de Lorena Delgado Varas, députée suédoise et membre du nouveau parti Gauche d’avenir

Pourquoi avoir fondé Gauche d’avenir en Suède aujourd’hui ?

Lorena Delgado Varas : Nous avons constaté la nécessité de créer un nouveau parti à gauche de l’échiquier politique. On peut dire que c’est parce qu’il y a eu un glissement progressif de tous les partis parlementaires vers la droite.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucun parti au Parlement qui s’oppose à l’industrie de l’armement ou à l’expansion de la militarisation en Suède, et nous considérons qu’il est absolument nécessaire qu’une voix s’élève contre cela.

Il y a aussi d’autres enjeux. Nous ne sommes pas certains que, même si le gouvernement change en septembre, une grande partie des injustices qui existent aujourd’hui en Suède disparaîtront. Nous assistons à de nombreuses modifications législatives qui affaiblissent la démocratie dans le pays.

Il y a actuellement un débat important, par exemple, sur le fait d’abaisser l’âge d’incarcération (…)


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