Gaza : la famille du docteur Abu Safiya lance un appel urgent

L’État israélien soumet le Dr Hussam Abu Safiya à des traitements inhumains en détention.

Le Dr Hussam Abu Safiya directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza auprès d’un blessé le 21 novembre 2024 (photo AFP).
Par Témoignage
Publié le 14 juin 2026
Temps de lecture : 2 minutes

Après un nouveau recours judiciaire auprès de la Cour suprême, le docteur Abu Safiya a été transféré de sa prison dans le Néguev, à l’isolement dans la prison de Nafha, enfermé dans deux mètres carrés, sans soins ni sanitaires, sans autorisation de visite de son avocat. Ces mesures, assimilées à de la torture, mettent sa vie en danger. La famille dénonce un silence international complice et exige une intervention immédiate pour faire cesser ces violations graves des droits humains.

Extraits du message du fils du docteur Abu Safiya (publié sur le compte X @HussamAbuSafiya)

« Appel urgent à tous les hommes libres du monde, en Italie, en Turquie, en Suède, en Grande-Bretagne, Londres, ainsi qu’à toutes les institutions internationales et de défense des droits de l’homme. Je vous dis aujourd’hui que nos cœurs sont serrés par la peur et la douleur après avoir reçu il y a peu des nouvelles de l’avocat de notre père, le Dr Hussam Abu Safiya, qui nous ont fait vivre des heures de terreur et d’angoisse indescriptibles. En effet, après que l’avocat et son équipe de défense aient déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, la réponse à cette procédure judiciaire a été une punition et une vengeance accrues.

Notre père a été transféré de la prison du Néguev à l’isolement cellulaire à la prison de Nafha, dans une cellule de deux mètres carrés, sans nourriture, sans eau, sans médicaments et sans accès à des sanitaires, et même sans pouvoir rencontrer son avocat, dans des conditions dures et douloureuses, tout en continuant à être privé des soins médicaux nécessaires et des droits humains les plus élémentaires. Les nouvelles qui nous parviennent ne font qu’accroître notre crainte pour la vie de notre père et nous plongent dans un état d’impuissance et d’effondrement psychologique. Comment un être humain peut-il être puni pour avoir demandé à connaître la raison de sa détention ? Comment le recours à la justice peut-il devenir un motif de sanctions supplémentaires, d’isolement et de maltraitance ? (…)  

Nous exigeons une action internationale immédiate et urgente pour garantir son accès aux soins et à l’assistance médicale, mettre fin aux mesures d’isolement et aux sanctions qui lui sont imposées, et le protéger avant qu’il ne soit trop tard. (…)

Je vous en prie, sauvez la vie de mon père et celle de tous les membres de ma famille détenus dans les prisons israéliennes avant que le silence ne se transforme en un regret irréparable. »