La Cour des comptes préconise une extension des franchises médicales

Ancienne ministre du Budget de Macron jusqu’en février, et recasée à la tête de la Cour des comptes (en remplacement de Pierre Moscovici [PS]), Amélie de Monchalin, ne perd pas de temps…

(photo AFP).
Par Jean-Claude Aymé
Publié le 8 juin 2026
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Après le doublement du montant des franchises médicales en 2024, la Cour des comptes propose (rapport du 27 mai) au gouvernement de les étendre aux soins dentaires, ainsi que de supprimer l’exonération dont bénéficient les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse et jusqu’au 12e jour suivant l’accouchement…

Vont-ils oser nous dire que c’est pour le bien des femmes ? L’honorable institution préconise également d’étendre ces franchises aux mineurs, aux bénéficiaires de la C2S (1), de l’aide médicale d’État et aux personnes victimes de terrorisme. On doit se pincer pour y croire. Pour Macron en sa fin de règne qui ne cesse de nommer ses amis politiques à des postes rémunérés à plusieurs dizaines de milliers d’euros, c’est haro sur les femmes, les enfants, les pauvres et les étrangers…

Saisie sur compte bancaire

Pire : pour récupérer les sommes dues, « la Cour préconise de les prélever directement sur les comptes bancaires voire d’utiliser la procédure de recouvrement par contrainte », résume BFM.

Comment ne pas enrager devant de telles mesures ?

Qu’en pensent les Hollande, Glucksmann, Guedj, Faure et consorts qui non seulement n’ont pas abrogé les franchises médicales (qui ont atteint 2,5 milliards en 2025, soit + 100 % par rapport à 2020) quand ils ont gouverné de 2012 à 2017 et qui permettent de telles ignominies en 2026 par leur soutien à l’exécutif !

Résultat : « La moitié des boîtes de médicaments écoulées pourraient ne plus être remboursées si le gouvernement persiste à vouloir doubler les franchises », estime encore BFM.

N’est-il pas juste de dire qu’un seul jour de plus avec Macron/Lecornu est un jour de trop ? Qu’aider à les faire dégager le plus tôt possible est une nécessité vitale ? Poser la question, c’est y répondre.

(1) Complémentaire santé solidaire, dont bénéficient les assurés les plus pauvres.