« Du fric, des postes, des lits ». Manifestation des personnels hospitaliers de CHU de Nantes
Vendredi 18 novembre, pour dire non à la casse de l’hôpital public, à l’appel de la CGT, de FO et de Sud Santé, plus de 500 hospitaliers (nombre de leurs collègues, en grève eux aussi, étaient assignés au travail pour assurer la continuité des soins), se sont retrouvés devant le CHU de Nantes, hôpital où, en février, une patiente de 67 ans est décédée sur un brancard dans une file d’attente aux urgences, faute de lits.
- France, Santé

Ce rassemblement, qui s’est poursuivi par une manifestation en ville, suivie d’un dépôt de cahiers de doléances à la préfecture. se situe dans la continuité d’une grève illimitée qui a débuté le 24 octobre dans les services des urgences et s’est ensuite étendue à de nombreux autres services. Selon le secrétaire général FO du CHU de Nantes, « il y encore 16 lits qui ont été fermés en octobre, ce n’est plus possible ». Ce syndicat revendique notamment la réintégration des suspendus de l’hôpital public, des créations de postes et la réouverture de lits. La CGT de son côté déplore « la marchandisation des soins », rappelant que l’épuisement des hospitaliers est tel que le taux d’absentéisme atteint certains mois 12 %. Tous ont manifesté ensuite aux cris de « Du fric pour l’hôpital public » ou « Des postes, des lits pour l’hôpital public ».
Trois députés Nupes de la Loire-Atlantique étaient venus apporter leur soutien à cette manifestation, ainsi que Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale.
Andy Kerbrat, député LFI de la 2e circonscription de Loire-Atlantique, s’est confié |
