Italie : « Massacre de Cutro, massacre d’Etat »

Le samedi 26 février, une embarcation chargée de 200 migrants s’est écrasée tout près des côtes de Calabre. Orlando Amodeo, médecin secouriste, ancien responsable médical de la police d’Etat à Crotone, accuse : « Ces migrants pouvaient être sauvés ! »

Au lendemain du naufrage meurtrier, 8 000 personnes ont manifesté à Cutro (photo DR).
Par Marie Stagliano
Publié le 16 mars 2023
Temps de lecture : 3 minutes

Partis de Smyrne, en Turquie, contournant la Grèce pour échapper au sort qui y est réservé aux migrants, ils venaient d’Irak, d’Iran, du Pakistan, d’Afghanistan, de Syrie, à bord d’une embarcation motorisée en bois. Le bateau avait été repéré la veille par un avion de l’agence européenne Frontex. Mais dimanche à l’aube, le navire se fracassait non loin du littoral. 76 victimes, les corps d’une vingtaine d’enfants, dont un bébé de quelques mois, échoués sur la plage de Cutro (province de Crotone) étaient recensés.

« Ces migrants pouvaient être sauvés »

Ce naufrage, le plus meurtrier depuis 2013 sur les côtes italiennes, a profondément choqué l’Italie. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes (8 000 manifestants, le 11 mars, sur les lieux du drame) .
La justice a ouvert une enquête pour comprendre l’arrivée tardive des secours.

Giorgia Meloni (la présidente du Conseil) a exprimé sa « compassion » pour aussitôt rejeter la faute sur les passeurs. Matteo Piantedosi, le ministre de l’Intérieur, a expliqué combien cette « tragédie » (…)


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