Attal succède à Ndiaye dans la destruction de l’école

Tout un symbole : l’initiateur du Service national universel, Gabriel Attal, se retrouve à la tête de l’Education nationale.

Pap Ndiaye et Gabriel Attal, lors de la passation de pouvoir au ministère de l'Education nationale, le 20 juillet (Photo AFP)
Par Clara Tristan
Publié le 26 juillet 2023
Temps de lecture : 4 minutes

Pour son premier déplacement en tant que ministre de l’Education nationale, Gabriel Attal s’est rendu, vendredi 21 juillet, à La Verrière, dans les Yvelines, pour visiter le chantier de reconstruction d’une école endommagée pendant les révoltes qui ont suivi le meurtre du jeune Nahel par un policier. « J’ai tenu à me rendre dans un établissement touché par les émeutes », en pensant aux « familles, personnels et élus traumatisés par ce qui s’est passé », a déclaré le successeur de Pap Ndiaye.

2 000 suppressions de postes

Avec cette visite, il veut détourner les regards d’un saccage d’une tout autre ampleur : en 40 ans, les gouvernements successifs ont fermé 17 000 écoles. Le ministère avait annoncé en décembre dernier la suppression de 1 117 postes dans le premier degré, ce qui a conduit les inspecteurs d’académie à décider pour la rentrée prochaine plus de 5 000 fermetures de classes dans l’ensemble des départements.

Et Gabriel Attal le sait parfaitement, puisque c’est lui qui a fait le budget de l’Education nationale, par ailleurs adopté à coups de 49-3, avec à la clé 2 000 suppressions de postes de la maternelle au lycée. Parfois, ce sont des établissements entiers qui sont rayés de la carte.

Généraliser le SNU

Partout en France, les enseignants et les parents se sont mobilisés jusqu’au mois de juillet pour refuser ces décisions. Dans un département voisin des Yvelines, un syndicat (…)


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