Grèce : Un mouvement étudiant de grande ampleur

Nous publions l’appel de Jeunesse communiste de libération (VKA) sur le mouvement étudiant luttant pour une éducation publique et gratuite en Grèce (15 janvier).

Manifestation des étudiants à Athènes, le 11 janvier (Photo correspondant).
Par Appel
Publié le 29 janvier 2024
Temps de lecture : 2 minutes

« Le gouvernement grec a annoncé un nouveau projet de loi sur l’éducation intitulé “Université libre”, dont l’objectif principal est la création d’universités privées en Grèce.

L’organisation Jeunesse communiste de libération rappelle que la nature exclusivement publique et gratuite de l’enseignement supérieur est explicitement inscrite dans l’article 16 de la Constitution grecque.

Avec ce texte, nous nous adressons à la jeunesse militante du monde entier, en communiquant la lutte pour l’éducation publique et gratuite, de la part de centaines de milliers de lycéens et étudiants, d’enseignants, et de travailleurs de l’éducation publique.

Grâce aux grandes luttes du peuple et de la jeunesse, l’article 16 n’a pas été aboli malgré les tentatives des gouvernements antérieurs.

La dernière fois qu’un gouvernement a essayé d’abolir l’article 16, en 2006-2007, et de créer des universités privées, un mouvement étudiant victorieux, soutenu par la classe ouvrière grecque, a éclaté.

Presque toutes les universités grecques étaient occupées, avec des assemblées générales de milliers d’étudiants dans chaque département et syndicat étudiant, avec des occupations d’universités et des manifestations de centaines de milliers de personnes presque chaque semaine, jusqu’à ce que le gouvernement batte en retraite.

Une privatisation des écoles et des universités

Le financement public de l’éducation est constamment réduit, ce qui a des effets dévastateurs sur les écoles et les universités, tandis que le nouveau cadre pousse les universités à conclure des partenariats avec le secteur privé et les entreprises multinationales sous prétexte de les connecter au marché et d’établir des “collaborations” réciproques.

Alors que la guerre devient un élément organique du capitalisme, les universités grecques coopèrent avec l’industrie de la guerre et l’Otan, détournant leurs recherches des besoins sociaux vers ceux des machines à tuer.

L’Union européenne à l’origine des privatisations

L’Union européenne (UE) est à la base de la politique décrite ci-dessus, en plus des gouvernements et des intérêts privés. Il s’agit donc d’une tentative d’abolir non seulement l’éducation publique, mais aussi le droit des États et des peuples à décider différemment de la direction de Bruxelles et des lobbies d’affaires qui dirigent l’UE.

Nous faisons l’expérience quotidienne des résultats négatifs de la privatisation des biens sociaux, tels que l’électricité, l’eau, la santé et les transports.

Nous savons que le gouvernement veut éviter le “fardeau” du financement de l’éducation publique, tout en dépensant des sommes exorbitantes pour la répression policière et l’équipement militaire (est en tête des dépenses de défense en termes de pourcentage du PIB/population parmi les pays de l’Otan, dépassant même les États-Unis).

Avec le mouvement des travailleurs et des peuples, nous exigeons une éducation exclusivement publique, gratuite et complète, ainsi que le droit à l’emploi après les études.

Des assemblées générales organisées par les étudiants et de grandes manifestations

Au début de l’année 2024, les syndicats étudiants ont organisé des assemblées générales et des occupations dans la plupart des universités grecques, avec le soutien des lycéens, des enseignants et des travailleurs.

De grandes manifestations ont déjà été organisées dans toute la Grèce et de nouvelles sont en cours d’organisation dans les semaines à venir.

A travers cette campagne, nous vous invitons à soutenir la lutte de la jeunesse et de la classe ouvrière grecques et à procéder à des déclarations ainsi qu’à des actions en soutien au mouvement étudiant et éducatif en Grèce.