Kanaky-Nouvelle-Calédonie : des accords biaisés pour imposer des mascarades d’autodétermination
Le processus en cours en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, entamé de longue date, est une véritable supercherie – escroquerie, organisée et entretenue par tous les gouvernements français depuis plus de 50 ans… Voici une contribution de nos correspondants de Guadeloupe.
- Actualité internationale, Kanaky (Nouvelle-Calédonie)

Dès avril 1988, les camarades du Comité de liaison des trotskystes des Caraïbes éditaient une brochure analysant le bilan du septennat de Mitterrand dans les dernières colonies de la France : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie.
Les gouvernements Mitterrand, comme ceux qui les ont précédés, ont toujours refusé au peuple kanak le droit de décider de son avenir. Un article publié dans la Tribune internationale – La Vérité en janvier 1985, indiquait au sujet du plan Pisani : « "Etat libre" associé… comme une colonie », et s’interrogeait : « Pourquoi la situation en Nouvelle-Calédonie, un groupe d’îles éloignées de France par plus de vingt mille kilomètres, d’une superficie d’environ 16 000 km2 (celle de la Belgique), mais peuplées seulement, à l’époque, par 160 000 habitants, semble-t-elle s’imposer comme une composante importante de la crise politique en France ? » Et cela alors que le gouvernement Mitterrand-Fabius avait dépêché là-bas renforts de troupes et de gendarmes, proclamé que le « rétablissement de l’ordre » était un préalable et affirmé qu’en tout état de cause, la présence française serait garantie ?
Une seconde question se pose : qu’est-ce qui était à la racine des développements en Nouvelle-Calédonie même ? Avant tout, le refus du peuple kanak d’accepter d’être voué à une mort lente, qui s’est manifesté par son refus de laisser s’appliquer le statut Lemoine, accepté – contre la volonté clairement exprimée des représentants du peuple kanak – par la majorité PS-PCF à l’Assemblée nationale, le 29 mai 1984.
De ce statut, l’un des dirigeants du FLNKS a expliqué dans une interview à Informations ouvrières : « Le statut Lemoine propose sur cinq ans un processus d’auto-détermination de tous les habitants du territoire. En clair, cela voulait dire que les Européens (…)
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