Italie : « Même pays, même droits ! »

1 300 000 signatures, ont été déposées, le 27 septembre dernier, auprès de la Cour de cassation, pour l’abrogation de la loi Calderoli sur « l’autonomie différenciée » afin d’engager une procédure de référendum abrogatif.

Le gouverneur de la Campanie, Vincenzo De Luca, conduit une délégation de 700 maires des municipalités du sud à la Cour de cassation à Rome, le 16 février. « Nous tenons à l’unité de l’Italie. Non à la sécession des riches. » (photo AFP.)
Par Marie Stagliano
Publié le 12 octobre 2024
Temps de lecture : 4 minutes

La loi, adoptée le 19 juin dernier, menée par le gouvernement Meloni et dont rêvait la Ligue de Matteo Salvini depuis 30 ans, remet en cause pour la première fois l’unité du pays et le principe des mêmes droits pour tous les citoyens.

Jusqu’à 23 domaines de compétences relevant actuellement de l’État central (dont l’éducation, la santé, l’environnement, l’énergie, le transport, la culture, la recherche, la protection civile, …) pourront être transférés aux régions lesquelles garderont les recettes fiscales générées sur leur territoire sans plus être tenues de participer à la centralisation des impôts pour ensuite une égale répartition sur l’ensemble du territoire national.

Quatre régions du Nord, la Lombardie, la Vénétie, le Piémont et la Ligurie se sont déjà portées volontaires pour ouvrir des négociations avec le gouvernement afin d’activer la procédure de transfert de compétences, premier pas pour la mise en œuvre de la loi.

Tandis que, au Sud, les Pouilles, la Toscane, la Campanie et la Sardaigne ont saisi la Cour constitutionnelle sur l’inconstitutionnalité de la loi, 700 maires du Sud avaient manifesté en février dernier, à Rome, pour s’opposer à ce projet.

Des centaines de milliers de (…)


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