États-Unis : contre les envois d’armes de Maersk en Israël

Mohammed Naboussi est un organisateur, basé au Texas, du Mouvement de la jeunesse palestinienne est activement impliqué dans la campagne « Mask off Maersk ». Il nous explique.

Rassemblement pour la Palestine devant les bureaux de Maersk, Manhattan, New York le 24 juillet (photo AFP).
Par la rédaction d’IO
Publié le 31 août 2025
Temps de lecture : 4 minutes

Peux-tu nous expliquer ce qu’est le mouvement « Mask off Maersk » ?

Mohammed Naboussi : La campagne « Mask off Maersk » est une campagne que nous avons lancée en mai 2024. L’idée était de dévoiler, de démasquer le rôle que joue la compagnie Maersk dans le transport de cargaisons militaires qui alimentent le génocide à Gaza.

Au fil de plusieurs mois, nous avons mené des recherches montrant que Maersk, en moins d’un an et demi, avait transporté plus de 2 000 tonnes de matériel militaire, notamment des blindages pour chars ou véhicules de transport de troupes, des moteurs, des douilles, des véhicules tactiques de la marque Oshkosh, ces mêmes véhicules qu’on voit transporter des Palestiniens kidnappés depuis Gaza, entassés à l’arrière.

Tout cela, nous le considérons comme des armes alimentant le génocide, et Maersk joue un rôle essentiel à travers son contrat avec le département de la Défense des États-Unis.

Nos recherches ont aussi démontré que Maersk violait l’embargo sur les armes imposé par le gouvernement espagnol. Nous avons publié notre rapport à l’automne dernier, et il a été repris par The Intercept, un média important aux États-Unis. Suite à cette médiatisation, le gouvernement espagnol a interdit à Maersk d’accoster ses navires militaires dans ses ports.

Depuis, la campagne a pris de l’ampleur : nous avons (…)


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